Isaïe
IntroductionIsaïe 13
Nuances du texte source · restitution Déployée
Le titre ouvre la série des oracles sur les nations et annonce Babylone comme destinataire du jugement.
Le rassemblement militaire est commandé par signal visuel, cri et geste de la main.
Des forces étrangères peuvent être appelées « consacrées » parce qu’elles sont mises à part pour exécuter le jugement, sans que cela approuve moralement tout ce qu’elles font.
Écoutez la clameur sur les montagnes, comme celle d’un peuple immense ! Tumulte de royaumes et de nations rassemblées : le SEIGNEUR des armées passe en revue une armée pour la guerre.
Le langage cosmique élargit la scène militaire : l’armée devient instrument du jugement divin.
Le « jour du SEIGNEUR » désigne ici une intervention de jugement imminente, exprimée par un jeu sonore.
L’effondrement physique des mains et du cœur exprime la disparition de toute capacité de résistance.
Ils seront saisis d’épouvante ; douleurs et contractions les prendront, ils se tordront comme une femme en travail. Ils se regarderont avec stupeur, le visage en feu.
Le jour annoncé vise à la fois l’espace politique de Babylone et, par amplification poétique, un jugement d’ampleur cosmique.
Le jugement historique est décrit dans le registre de la dé-création : les luminaires eux-mêmes cessent d’éclairer.
La cible rhétorique s’élargit : le mal de Babylone devient paradigme de l’arrogance violente à juger dans le monde.
Je rendrai les humains plus rares que l’or fin, les hommes plus difficiles à trouver que l’or d’Ophir.
Voilà pourquoi je ferai trembler les cieux et la terre sera secouée hors de sa place, sous la fureur du SEIGNEUR des armées, au jour de sa colère brûlante.
La population cosmopolite de Babylone se disperse : les étrangers cherchent à regagner leurs peuples d’origine.
Quiconque sera découvert sera transpercé ; quiconque sera capturé tombera sous l’épée.
Leurs petits enfants seront écrasés sous leurs yeux, leurs maisons pillées et leurs femmes violées.
Les Mèdes sont nommés comme force de conquête que la richesse babylonienne ne pourra acheter ni détourner.
La violence annoncée touche les générations les plus jeunes et souligne l’absence de compassion des envahisseurs.
La cité au sommet de sa puissance est rapprochée des villes devenues symboles de destruction totale.
Elle ne sera plus habitée et personne n’y demeurera de génération en génération. Aucun nomade arabe n’y dressera sa tente et aucun berger n’y fera reposer son troupeau.
La ville humaine devient espace sauvage. Plusieurs noms d’animaux sont rares et ne permettent pas toujours une identification zoologique certaine.
La conclusion remplace les voix humaines par celles des animaux et insiste sur l’imminence du terme fixé pour Babylone.