Isaïe
IntroductionIsaïe 11
Analyse du texte source · restitution Philologique
Ḥoter désigne un rameau ; netser une pousse/rejeton. L’image part d’une souche coupée et de racines encore vivantes.
Ruach YHWH gouverne une série de trois syntagmes en apposition : ḥokhmah/binah, ‘etsah/gevurah, da‘at/yir’at YHWH.
Wahariḥo est un hiphil de r-w-ḥ, « sentir/respirer ». D’où les rendus « son plaisir sera » ou, plus littéralement, « il flairera » dans la crainte de YHWH.
Mishor signifie droiture/équité. Shevet piw, « bâton de sa bouche », et ruaḥ sefatayw, « souffle de ses lèvres », forment un parallélisme de parole efficace.
Tsedeq et ’emunah forment le couple éthique. ’Ezôr désigne la ceinture qui tient le vêtement et permet l’action.
Gar, « séjourner comme résident », ouvre la scène. Le texte juxtapose espèces incompatibles sans signaler qu’il s’agirait seulement d’allégories.
Le féminin tir‘enah gouverne vache et ourse ; le parallélisme poursuit la désactivation de la prédation.
Peten et tsif‘oni désignent des serpents venimeux, sans identification zoologique absolument assurée. Hadah signifie probablement étendre/avancer la main.
De‘ah ’et-YHWH est « connaissance de YHWH », avec la particule d’objet ’et. La comparaison maritime exprime une plénitude enveloppante.
Nes est un étendard/signal élevé. Menūḥato peut désigner lieu de repos ou repos lui-même ; kavod, « gloire/poids ».
Yosif shenit yado, litt. « il ajoutera une seconde fois sa main », est un hébraïsme pour une nouvelle intervention. Liqnot peut signifier acquérir/récupérer.
Arba‘ kanfot ha’arets signifie litt. « les quatre ailes/extrémités de la terre », image des quatre directions.
Qin’at Ephrayim est la jalousie d’Éphraïm ; tsorerim désigne des adversaires/hostiles. La paire finale inverse les sujets pour marquer la réciprocité.
Katef Pelishtim est litt. « épaule/versant des Philistins ». Mishloaḥ yadam est idiomatique pour ce qui tombe sous leur main/pouvoir.
Heḥerim relève de ḥ-r-m, « vouer à l’interdit / détruire ». Ba‘yam ruḥo est difficile : probablement « dans la violence/ardeur de son souffle ».
Mesillah désigne une chaussée/route aménagée. La comparaison avec la sortie d’Égypte explicite le motif du nouvel exode.