Isaïe
IntroductionIsaïe 11
Nuances du texte source · restitution Déployée
La dynastie de Jessé est figurée comme un arbre abattu dont une pousse neuve surgit encore : continuité après l’effondrement.
Le même ruaḥ du SEIGNEUR se déploie en trois couples de qualités nécessaires au gouvernement juste.
Le jugement attendu ne repose pas sur l’impression immédiate. Le verbe rare du début évoque littéralement l’odorat et suggère une perception accordée à la crainte du SEIGNEUR.
Le pouvoir du dirigeant est verbal et judiciaire : sa bouche et ses lèvres remplacent les armes matérielles et servent la justice des faibles.
Justice et fidélité ne sont pas des ornements extérieurs : elles deviennent l’équipement permanent du dirigeant.
L’ordre animal ordinaire est renversé : prédateurs et proies coexistent, jusque sous la conduite d’un enfant sans puissance militaire.
La transformation atteint aussi l’alimentation du prédateur : le lion adopte le régime du bétail.
Le danger le plus évident devient inoffensif : même les tout-petits peuvent approcher les serpents sans être menacés.
La paix animale culmine dans une proposition universelle : la connaissance du SEIGNEUR remplit la terre et rend la destruction impossible sur la montagne sainte.
Ce jour-là, la racine de Jessé se dressera comme un signal pour les peuples ; les nations la rechercheront et son lieu de repos sera glorieux.
Ce jour-là, le Seigneur étendra une seconde fois sa main pour reprendre le reste de son peuple encore dispersé en Assyrie, Égypte, Pathros, Koush, Élam, Shinéar, Hamath et dans les îles de la mer.
Israël et Juda sont nommés séparément mais réunis dans le même mouvement de rassemblement.
Le rassemblement extérieur s’accompagne d’une réconciliation interne entre les deux entités historiques d’Israël et de Juda.
Ensemble, ils fondront sur le versant des Philistins à l’ouest et pilleront les peuples de l’est ; Édom et Moab seront sous leur autorité, et les Ammonites leur obéiront.
Le rassemblement devient nouvel exode : mer et fleuve sont de nouveau ouverts pour le passage du peuple.
Une route sera ouverte pour le reste de son peuple revenu d’Assyrie, comme il y en eut une pour Israël lorsqu’il monta du pays d’Égypte.