Hébreux
IntroductionHébreux 12
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
Puisque nous sommes entourés d’une si grande nuée de témoins, rejetons tout ce qui nous alourdit et le péché qui nous enserre si facilement ; courons avec persévérance la course qui s’ouvre devant nous.
Gardons les yeux fixés sur Jésus, celui qui ouvre le chemin de la foi et la mène à son accomplissement. En vue de la joie placée devant lui, il a supporté la croix, méprisé la honte et s’est assis à la droite du trône de Dieu.
Considérez donc attentivement celui qui a supporté contre lui une opposition aussi violente de la part des pécheurs, afin de ne pas vous épuiser ni perdre courage intérieurement.
Dans votre lutte contre le péché, vous n’avez pas encore résisté jusqu’à devoir verser votre sang.
Et vous semblez avoir oublié l’exhortation qui vous parle comme à des fils : « Mon fils, ne traite pas à la légère l’éducation du Seigneur et ne te décourage pas lorsqu’il te reprend.
Car le Seigneur éduque celui qu’il aime et corrige tout fils qu’il accueille. »
C’est donc comme une éducation que vous devez traverser l’épreuve : Dieu vous traite comme ses fils. Quel fils n’est jamais éduqué par son père ?
Si vous étiez entièrement sans cette éducation dont tous les fils ont leur part, vous ne seriez pas traités comme de véritables fils.
Nous avons connu des pères humains qui nous corrigeaient, et nous les respections ; à combien plus forte raison devons-nous nous placer sous l’autorité du Père des esprits afin de vivre.
Nos pères nous éduquaient pendant quelques années selon ce qui leur semblait juste ; Dieu, lui, le fait pour notre véritable bien, afin que nous participions à sa sainteté.
Sur le moment, toute discipline paraît produire de la tristesse plutôt que de la joie ; mais plus tard elle porte, chez ceux qu’elle a exercés, un fruit paisible de justice.
Redressez donc les mains qui retombent et les genoux qui fléchissent.
Tracez pour vos pieds des chemins droits, afin que ce qui est boiteux ne se démette pas davantage mais trouve plutôt la guérison.
Recherchez activement la paix avec tous et la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur.
Veillez à ce que personne ne passe à côté de la grâce de Dieu et qu’aucune racine d’amertume ne pousse pour semer le trouble et contaminer beaucoup de personnes.
Veillez aussi à ce que personne ne vive dans l’inconduite ou ne traite les choses saintes avec mépris, comme Ésaü qui vendit ses droits de premier-né pour un seul repas.
Vous savez qu’ensuite, lorsqu’il voulut recevoir la bénédiction en héritage, il fut rejeté ; malgré ses larmes, il ne trouva pas moyen de revenir sur ce qui avait été fait.
Vous ne vous êtes pas approchés d’une montagne matérielle que l’on peut toucher, entourée de feu brûlant, d’obscurité, de ténèbres et de tempête,
ni du son d’une trompette ni d’une voix si redoutable que ceux qui l’entendirent demandèrent qu’aucune parole supplémentaire ne leur soit adressée.
Ils ne pouvaient en effet supporter l’ordre donné : « Même si une bête touche la montagne, elle devra être lapidée. »
Le spectacle était si terrifiant que Moïse lui-même dit : « Je suis saisi de peur et de tremblement. »
Mais vous, vous vous êtes approchés du mont Sion, de la cité du Dieu vivant, de la Jérusalem céleste, et de myriades d’anges réunis dans la joie.
Vous vous êtes approchés de l’assemblée des premiers-nés inscrits dans les cieux, de Dieu qui juge tous les êtres, et des esprits des justes conduits à l’accomplissement.
Vous vous êtes approchés de Jésus, médiateur d’une alliance nouvelle, et du sang d’aspersion qui porte un message meilleur que celui d’Abel.
Prenez donc garde de ne pas refuser celui qui vous parle. Si ceux qui refusèrent l’avertissement donné sur terre n’ont pas échappé aux conséquences, combien moins y échapperions-nous en nous détournant de celui qui parle depuis les cieux.
Sa voix ébranla autrefois la terre ; maintenant il promet : « Encore une fois, j’ébranlerai non seulement la terre, mais aussi le ciel. »
L’expression « encore une fois » indique que tout ce qui peut être ébranlé parce qu’il appartient à l’ordre créé sera déplacé, afin que demeure ce qui ne peut être ébranlé.
Puisque nous recevons un royaume qui ne peut être ébranlé, vivons donc dans la reconnaissance et rendons à Dieu un culte qui lui soit agréable, avec révérence et profond respect.
Car notre Dieu est aussi un feu qui consume.