Genèse 12

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Le SEIGNEUR [YHWH] dit à Abram : « Va-t’en de ton pays, de ta parenté et de la maison de ton père vers le pays que je te montrerai.

Je ferai de toi une grande nation ; je te bénirai, je rendrai grand ton nom [contraste avec 11,4 : les bâtisseurs de Babel voulaient « se faire un nom »], et sois une bénédiction.

Je bénirai ceux qui te bénissent, et celui qui te traite avec mépris [meqallel : maudire légèrement, mépriser, traiter comme insignifiant], je le maudirai ; et en toi seront bénies [ou : se béniront] toutes les familles du sol [adamah]. »

Abram partit comme le SEIGNEUR [YHWH] le lui avait dit, et Loth partit avec lui. Abram avait soixante-quinze ans lorsqu’il sortit de Harân.

Abram prit Saraï sa femme, Loth fils de son frère, tout leur bien qu’ils avaient acquis et les personnes [nefesh : personnes, vies] qu’ils avaient acquises [litt. : « faites »] à Harân. Ils sortirent pour aller au pays de Canaan, et ils arrivèrent au pays de Canaan.

Abram traversa le pays jusqu’au lieu de Sichem, jusqu’au chêne [elon : chêne ou térébinthe, identification discutée] de Moré ; le Cananéen était alors dans le pays.

Le SEIGNEUR [YHWH] apparut à Abram et dit : « À ta descendance [zera‘ : semence], je donnerai ce pays. » Il bâtit là un autel au SEIGNEUR qui lui était apparu.

De là, il se déplaça vers la montagne à l’est de Béthel et dressa sa tente, Béthel à l’ouest [litt. : du côté de la mer] et Aï à l’est. Il bâtit là un autel au SEIGNEUR [YHWH] et invoqua le nom du SEIGNEUR.

Abram partit, allant toujours plus [héb. « allant et partant »] vers le Néguev [le Sud, région aride du sud de Canaan].

Il y eut une famine dans le pays ; Abram descendit en Égypte pour y séjourner [gur : vivre temporairement comme résident étranger], car la famine pesait lourdement sur le pays.

Lorsqu’il fut près d’entrer en Égypte, il dit à Saraï sa femme : « Voici, je sais que tu es une femme belle à voir.

Quand les Égyptiens te verront, ils diront : C’est sa femme ; ils me tueront, et toi ils te laisseront vivre.

Dis, je t’en prie, que tu es ma sœur, afin qu’il me soit fait du bien à cause de toi et que ma vie [nefesh : ma vie, ma personne] subsiste grâce à toi. »

Lorsque Abram entra en Égypte, les Égyptiens virent que la femme était très belle.

Les princes du Pharaon la virent et la louèrent [halal : vanter, célébrer] auprès du Pharaon ; et la femme fut prise dans la maison du Pharaon.

À cause d’elle, il traita bien Abram ; il eut du petit bétail, du gros bétail, des ânes, des serviteurs, des servantes, des ânesses et des chameaux.

Mais le SEIGNEUR [YHWH] frappa [naga‘ : toucher, frapper] le Pharaon de grands fléaux [nega‘im : plaies, coups], ainsi que sa maison, à cause de Saraï, femme d’Abram.

Le Pharaon appela Abram et dit : « Qu’est-ce que tu m’as fait ? Pourquoi ne m’as-tu pas déclaré qu’elle était ta femme ?

Pourquoi as-tu dit : Elle est ma sœur, de sorte que je l’ai prise pour moi comme femme ? Maintenant, voici ta femme : prends-la et va-t’en ! »

Le Pharaon donna des ordres à des hommes à son sujet, et ils le renvoyèrent [shalaḥ : envoyer, laisser partir], lui, sa femme et tout ce qui était à lui.

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