Ecclésiaste
IntroductionEcclésiaste 12
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
Souviens-toi de ton Créateur pendant que tu es encore jeune, avant que viennent les jours difficiles et les années où tu diras : « Je n’y trouve plus de plaisir. »
Fais-le avant que la lumière de ton monde ne s’assombrisse, comme si soleil, lune et étoiles perdaient leur éclat et que les nuages revenaient sans cesse après la pluie.
Alors les mains qui gardaient la maison se mettent à trembler, les jambes autrefois fortes se courbent, les dents deviennent trop peu nombreuses pour broyer, et les yeux derrière leurs fenêtres voient de moins en moins.
Les portes vers la rue se ferment, le bruit de la meule devient faible ; le sommeil devient léger au point qu’un chant d’oiseau réveille, tandis que les voix et la musique perdent leur force.
On commence à craindre les hauteurs et les dangers du chemin ; les cheveux blanchissent comme l’amandier en fleur, le corps devient lourd comme une sauterelle fatiguée et le désir s’éteint. Car l’être humain s’avance vers sa demeure définitive tandis que les pleureurs se préparent dans la rue.
Souviens-toi de Dieu avant que le cordon d’argent se rompe, que la coupe d’or se brise, que la cruche se casse à la source et que la roue du puits cesse de fonctionner : images d’une vie qui arrive à son terme.
Alors le corps, poussière, retourne à la terre d’où il vient, et le souffle retourne à Dieu qui l’avait donné.
« Vapeur de vapeurs », répète Qohélet : tout ce que l’être humain cherche à retenir demeure marqué par la fugacité.
Qohélet ne s’est pas contenté d’être sage : il a aussi enseigné le peuple, examiné attentivement de nombreux proverbes et les a organisés.
Il a cherché une expression belle et juste, des paroles capables de dire la vérité avec droiture.
Les paroles des sages peuvent piquer comme des aiguillons et fixer solidement la pensée comme des clous bien plantés ; derrière ces paroles diverses se trouve un seul berger qui donne leur direction.
Mais, mon fils, garde aussi cette limite en mémoire : on pourrait écrire des livres sans fin, et l’étude sans mesure finit par épuiser le corps.
Après tout ce qui a été entendu, voici l’essentiel : crains Dieu et garde ses commandements ; c’est là ce qui concerne l’être humain tout entier.
Car Dieu fera passer en jugement toute œuvre, même ce qui demeure caché, qu’il s’agisse de bien ou de mal.