Ecclésiaste
IntroductionEcclésiaste 10
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
Quelques mouches mortes suffisent à gâter le parfum le plus précieux ; de même, un peu de sottise peut peser plus lourd que beaucoup de sagesse et d’honneur.
Le cœur du sage l’oriente du bon côté ; celui du sot le conduit dans la direction opposée.
Même lorsqu’il marche simplement sur la route, le sot manque de jugement et finit par révéler sa sottise à tout le monde.
Si un dirigeant s’irrite contre toi, ne quitte pas impulsivement ta place : le calme peut désamorcer de grandes fautes.
J’ai vu sous le soleil une erreur grave qui peut venir de ceux qui gouvernent :
la sottise est parfois élevée aux plus hautes fonctions tandis que des personnes capables sont maintenues dans une position basse.
J’ai vu des serviteurs monter à cheval tandis que des princes marchaient à pied comme de simples serviteurs.
Celui qui creuse une fosse risque d’y tomber lui-même ; celui qui ouvre une brèche dans un mur peut y rencontrer un serpent.
Celui qui extrait des pierres peut être blessé par son propre travail, et celui qui fend du bois s’expose lui aussi au danger.
Quand une lame est émoussée et qu’on refuse de l’aiguiser, il faut dépenser beaucoup plus de force ; la sagesse consiste justement à savoir préparer les moyens qui rendent l’action efficace.
Si le serpent mord avant que le charmeur ait pu agir, l’habileté de celui-ci ne lui procure plus aucun avantage.
Les paroles d’un sage lui attirent la faveur ; celles du sot finissent par le dévorer lui-même.
Son discours commence dans la sottise et se termine dans une folie dangereuse.
Le sot multiplie pourtant les paroles alors que personne ne sait ce qui va arriver ni ce qui viendra après lui.
Le travail fatigue l’insensé jusque dans les choses les plus ordinaires, comme s’il ne savait même pas trouver le chemin de la ville.
Malheur au pays dont le roi manque de maturité et dont les princes commencent dès le matin à satisfaire leurs appétits.
Heureux le pays dont le roi possède la noblesse requise et dont les responsables mangent au moment approprié pour reprendre des forces, non pour s’abandonner à l’excès.
Quand on laisse la paresse s’installer, la charpente finit par s’affaisser ; lorsque les mains cessent de travailler, la maison prend l’eau.
On prépare un repas pour se réjouir, le vin accompagne la fête, et l’argent permet de répondre à quantité de besoins matériels.
Même dans l’intimité de ta pensée, sois prudent avant de maudire le roi ou le riche : une parole que tu crois secrète peut voyager comme si un oiseau l’avait emportée jusqu’à leurs oreilles.