Deutéronome
IntroductionDeutéronome 20
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
Lorsque tu partiras en guerre contre tes ennemis et verras en face de toi chevaux, chars et troupes plus nombreuses que les tiennes, ne les crains pas : le SEIGNEUR ton Dieu est avec toi, lui qui t’a fait sortir d’Égypte.
Au moment d’engager le combat, le prêtre s’avancera pour parler au peuple.
Il dira : Écoute, Israël. Vous allez combattre aujourd’hui ; que votre cœur ne faiblisse pas. Ne cédez ni à la peur, ni à la panique, ni à la terreur devant eux,
car le SEIGNEUR votre Dieu marche avec vous pour combattre pour vous contre vos ennemis et vous délivrer.
Les responsables demanderont ensuite qui vient de bâtir une maison sans encore l’avoir inaugurée ; celui-là pourra retourner chez lui afin de ne pas mourir avant d’en profiter.
Celui qui vient de planter une vigne sans encore en avoir profité pourra lui aussi rentrer chez lui.
Il en ira de même pour celui qui s’est fiancé à une femme sans encore l’avoir prise pour épouse.
Enfin, celui qui a peur et manque de courage retournera chez lui, afin que sa peur ne se communique pas aux autres.
Après ces annonces, les responsables établiront les chefs militaires à la tête du peuple.
Lorsque tu t’approcheras d’une ville pour lui faire la guerre, tu lui proposeras d’abord la paix.
Si elle accepte et ouvre ses portes, sa population sera soumise à un tribut ou à une corvée et te servira.
Si elle refuse la paix et engage la guerre, tu l’assiégeras.
Lorsqu’elle sera livrée entre tes mains, la législation ordonne de frapper par l’épée tous les hommes combattants.
Les femmes, les enfants, le bétail et le reste du butin pourront être pris ; le texte présente ces biens comme le butin donné par le SEIGNEUR.
Ces règles concernent les villes éloignées qui ne font pas partie des peuples du pays donné en héritage.
Pour les villes des peuples du pays, la législation antique est beaucoup plus radicale : elle ordonne de ne laisser en vie aucun être vivant.
Ces peuples sont voués au ḥerem, c’est-à-dire à une mise à part totale pour destruction dans ce contexte guerrier ancien.
Le motif donné par le texte est cultuel : empêcher Israël d’apprendre et d’imiter les pratiques religieuses qualifiées d’abominables.
Lors d’un siège prolongé, tu ne détruiras pas les arbres fruitiers pour construire les ouvrages de guerre, car ils te nourrissent ; l’arbre des champs n’est pas un ennemi humain à assiéger.
Tu pourras en revanche couper les arbres dont tu sais qu’ils ne servent pas à l’alimentation et les utiliser pour les ouvrages de siège jusqu’à la chute de la ville.