Deutéronome

Introduction

Deutéronome 12

Nuances du texte source · restitution Déployée

Voici les prescriptions et les règles que vous veillerez à mettre en pratique dans le pays que le SEIGNEUR, le Dieu de tes pères, te donne en possession, tous les jours où vous vivrez sur le sol.

« Détruire, vous détruirez » [’abbed te’abbedoun] : construction emphatique visant les lieux cultuels des nations sur montagnes, collines et sous tout ‘ets ra‘anan [arbre verdoyant/luxuriant].

Autels [mizbeḥot], stèles [matsevot], ashérim [poteaux/objets cultuels associés à Ashéra] et pesilim [images sculptées] sont distingués lexicalement.

Vous n’agirez pas ainsi envers le SEIGNEUR votre Dieu.

Le « lieu que le SEIGNEUR choisira » est celui où il « mettra son nom » [lasoum et-shemo sham] et pour « sa demeure » [leshikhno] ; la syntaxe ne nomme ici aucune ville.

Vous y apporterez vos holocaustes, vos sacrifices, vos dîmes, les contributions de votre main, vos vœux, vos offrandes volontaires et les premiers-nés de votre gros et de votre petit bétail.

Vous mangerez là « devant YHWH » et vous vous réjouirez de tout mishlaḥ yedekhem [envoi/produit/entreprise de votre main], selon la bénédiction reçue.

« Chacun, tout ce qui est droit à ses yeux » [’ish kol-hayyashar be‘enaw] décrit l’état transitoire actuel, non une maxime morale générale.

Menuḥah [repos] et naḥalah [héritage] forment un couple programmatique pour l’installation dans le pays.

Vous traverserez le Jourdain et vous habiterez dans le pays que le SEIGNEUR votre Dieu vous donne en héritage. Il vous donnera du repos face à tous vos ennemis alentour, et vous habiterez en sécurité.

Alors, vers le lieu que le SEIGNEUR votre Dieu choisira pour y faire demeurer son nom, vous apporterez tout ce que je vous ordonne : vos holocaustes, vos sacrifices, vos dîmes, la contribution de votre main et tout le meilleur de vos vœux voués au SEIGNEUR.

Vous vous réjouirez devant le SEIGNEUR votre Dieu, vous, vos fils, vos filles, vos serviteurs, vos servantes et le lévite qui est dans vos villes, puisqu’il n’a ni part ni héritage avec vous.

Garde-toi d’offrir tes holocaustes dans n’importe quel lieu que tu verras.

C’est uniquement au lieu que le SEIGNEUR choisira dans l’une de tes tribus que tu offriras tes holocaustes et que tu feras tout ce que je t’ordonne.

Le verbe zabaḥ peut ici désigner l’abattage pour consommation ; l’impur et le pur peuvent manger comme de la gazelle ou du cerf, contrairement au repas sacrificiel.

Le sang doit être versé « sur la terre comme l’eau » : formule répétée aux v. 16 et 24.

Tu ne pourras pas manger dans tes villes la dîme de ton blé, de ton vin nouveau et de ton huile, ni les premiers-nés de ton gros et de ton petit bétail, ni aucun des vœux que tu auras faits, ni tes offrandes volontaires, ni la contribution de ta main.

Le repas cultuel inclut fils, fille, serviteur, servante et le lévite « dans tes portes » [bish‘arekha], c’est-à-dire dans tes localités.

Garde-toi d’abandonner le lévite aussi longtemps que tu vivras sur ton sol.

Lorsque le SEIGNEUR ton Dieu aura élargi ton territoire, comme il te l’a promis, et que tu diras : « Je veux manger de la viande », parce que tu en éprouves le désir, tu pourras manger de la viande autant que tu le désireras.

Si le lieu que le SEIGNEUR ton Dieu choisira pour y placer son nom est trop éloigné de toi, tu pourras abattre de ton gros et de ton petit bétail que le SEIGNEUR t’a donné, comme je te l’ai ordonné, et en manger dans tes villes autant que tu le désireras.

Tu en mangeras comme on mange de la gazelle ou du cerf ; l’impur comme le pur pourront en manger ensemble.

« Le sang est la nefesh » [ki haddam hou hannefesh] : nefesh signifie ici vie/être vivant plutôt que « âme » au sens philosophique tardif.

Tu ne le mangeras pas ; tu le verseras sur la terre comme de l’eau.

Tu ne le mangeras pas, afin que tout aille bien pour toi et pour tes fils après toi, parce que tu feras ce qui est droit aux yeux du SEIGNEUR.

Mais les choses saintes qui t’appartiennent et tes vœux, tu les prendras et tu viendras au lieu que le SEIGNEUR choisira.

Dans l’holocauste, chair et sang montent sur l’autel ; pour les autres sacrifices, le sang est versé sur l’autel et la chair est mangée.

Le couple « le bon et le droit » [hattov wehayyashar] résume la conformité à la volonté du SEIGNEUR.

Lorsque le SEIGNEUR ton Dieu aura retranché devant toi les nations que tu vas déposséder, que tu les auras dépossédées et habiteras dans leur pays,

« Être pris au piège » [tinnaqesh] et « rechercher leurs dieux » décrivent le danger d’imiter les modalités cultuelles des nations.

To‘avat YHWH [abomination pour YHWH] culmine ici avec la mention de fils et filles brûlés au feu pour leurs dieux.

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