4 Maccabées
Introduction4 Maccabées 18
Nuances du texte source · restitution Déployée
Ô descendants de la semence d’Abraham, enfants d’Israël, obéissez à cette Loi et pratiquez en toute chose la piété.
Reconnaissez que le raisonnement pieux est souverain sur les passions, non seulement sur celles qui viennent de l’intérieur, mais aussi sur les souffrances venues de l’extérieur.
Parce qu’ils ont livré leurs corps aux souffrances à cause de la piété, ils ont non seulement obtenu l’admiration des humains, mais ont aussi été jugés dignes d’une part divine.
Grâce à eux, notre peuple retrouva la paix ; ils renouvelèrent l’observance de la Loi dans la patrie et mirent les ennemis en fuite.
Le tyran Antiochos fut puni sur terre et continue de l’être après sa mort : incapable de contraindre les habitants de Jérusalem à devenir étrangers à leurs coutumes et à adopter des usages d’autres peuples, il quitta Jérusalem et partit en campagne contre les Perses.
La mère des sept enfants leur transmettait aussi ces prescriptions :
« J’étais une jeune fille pure et je n’ai pas franchi la maison de mon père ; j’ai gardé la côte qui avait été édifiée.
Aucun séducteur du désert, aucun corrupteur dans les champs, ni le serpent trompeur et corrupteur ne souilla la pureté de ma virginité.
Je suis restée avec mon mari pendant les années de ma maturité ; puis, lorsque vous avez grandi, votre père mourut. Heureux fut-il : il vécut le temps où ses enfants grandissaient et n’eut pas à connaître l’épreuve de les perdre.
Alors qu’il était encore avec vous, il vous enseignait la Loi et les Prophètes.
Il vous lisait l’histoire d’Abel tué par Caïn, celle d’Isaac offert en sacrifice et celle de Joseph emprisonné.
Il vous parlait aussi de Phinéès, animé de zèle, et vous enseignait l’histoire d’Ananias, Azarias et Misaël dans le feu.
Il glorifiait Daniel dans la fosse aux lions et le déclarait heureux.
Il vous rappelait la parole d’Isaïe : « Même si tu traverses le feu, la flamme ne te brûlera pas. »
Il vous chantait aussi les paroles de David : « Nombreuses sont les afflictions des justes. »
Il vous citait encore Salomon : « Il est un arbre de vie pour ceux qui font sa volonté. »
Il attestait enfin la parole d’Ézéchiel : « Ces os desséchés revivront-ils ? »
Et il n’oubliait pas le cantique que Moïse enseigna en disant :
« Moi, je fais mourir et je fais vivre » ; et : « Ceci est votre vie et la longueur de vos jours. »
Ô jour amer, et pourtant non amer, lorsque l’amer tyran grec éteignit le feu par le feu, chauffa cruellement ses chaudrons et, dans sa fureur, conduisit à la catapulte de torture et ramena vers ses supplices les sept enfants de la fille d’Abraham !
Il aveugla les pupilles de leurs yeux, coupa leurs langues et les fit mourir sous des tortures variées.
Mais pour ces actes, la justice divine a poursuivi et poursuivra encore le tyran maudit.
Les enfants d’Abraham, avec leur mère victorieuse, furent réunis au chœur de leurs pères, après avoir reçu de Dieu des âmes pures et immortelles.
À Dieu soit la gloire pour les siècles des siècles. Amen.