4 Maccabées
Introduction4 Maccabées 17
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
Des gardes rapportaient qu’au moment où l’on allait l’arrêter pour la tuer, elle se précipita sur le bûcher afin que personne ne porte la main sur son corps.
Avec tes sept fils, tu as fait échouer la violence et les projets du tyran, et ta fidélité en est sortie victorieuse.
Tes fils furent comme les colonnes d’une maison et toi comme son toit : même le choc des supplices n’a pas fait s’effondrer l’ensemble.
Tu peux regarder vers Dieu avec assurance : ton endurance repose sur une espérance ferme.
La lune entourée de sept étoiles n’est pas aussi glorieuse que toi : tu as conduit tes sept fils vers la piété, et Dieu t’a honorée avec eux dans le ciel.
Ta famille appartenait à la lignée d’Abraham, et l’auteur relie votre fidélité à celle du patriarche.
Si cette histoire pouvait être représentée sous les yeux de tous, elle ferait frémir ceux qui verraient une mère traverser tant de supplices avec ses sept enfants sans abandonner sa fidélité.
On pourrait même inscrire sur leur tombe, comme mémorial pour notre peuple, ces paroles :
« Ici reposent Éléazar, une mère et ses sept fils : le tyran les fit mourir parce qu’il voulait détruire la vie réglée par la Loi chez les Hébreux.
Ils ont pris parti pour leur peuple en restant tournés vers Dieu, et ils ont tenu ferme jusque dans la mort. »
Leur affrontement avec le tyran est présenté non comme une simple épreuve politique, mais comme un combat mené sous le regard de Dieu.
Dans l’image du stade, la vertu dirige le concours, l’endurance en est l’épreuve et la récompense finale est une vie que la corruption ne détruit pas.
Éléazar ouvre la lutte, puis la mère et les sept frères prennent place, eux aussi, dans ce même combat de fidélité.
Le tyran est l’adversaire dans l’arène symbolique, tandis que l’humanité entière est imaginée comme témoin du combat.
La véritable victorieuse, selon l’auteur, est la piété elle-même : ce sont ceux qui lui restent fidèles qu’elle couronne.
Leur endurance, affirme l’auteur, provoque nécessairement admiration et étonnement.
Même leurs persécuteurs durent reconnaître la force de leur constance.
Grâce à leur endurance, ils se tiennent maintenant près du trône divin et vivent dans la béatitude.
Comme le dit Moïse : « Tous ceux qui ont été sanctifiés sont sous tes mains. »
Parce qu’ils ont été sanctifiés pour Dieu, ils ont reçu cet honneur ; et grâce à eux, les ennemis n’ont finalement pas dominé notre peuple,
et il interprète leur mort comme ayant contribué à la purification de la patrie : leur vie est décrite, dans le vocabulaire même du texte, comme donnée « en échange » du péché du peuple.
Par le sang de ces hommes pieux et par la valeur expiatoire de leur mort, la providence divine délivra Israël de l’affliction qui l’avait frappé.
Même Antiochos finit par proposer leur courage et leur endurance comme modèle à ses propres soldats.
Il les trouva vaillants et courageux pour les combats à pied et les sièges ; après avoir pris les places fortes, il vainquit tous ses ennemis.