2 Samuel

Introduction

2 Samuel 21

Nuances du texte source · restitution Déployée

« Maison de sang » [bet ha-damim] : maison marquée par une dette de sang. Le narrateur relie explicitement la famine à l’action de Saül contre les Gabaonites.

Le roi convoqua les Gabaonites et leur parla. Les Gabaonites n’étaient pas des fils d’Israël, mais un reste des Amorites. Les fils d’Israël leur avaient fait serment, mais Saül avait cherché à les frapper dans son zèle pour les fils d’Israël et de Juda.

« Par quoi ferai-je expiation [’akhapper : couvrir/expier/réparer] afin que vous bénissiez l’héritage [naḥalat] du SEIGNEUR [YHWH] ? »

Les Gabaonites lui répondirent : « Il n’est pas question pour nous d’argent ni d’or avec Saül et sa maison, et il ne nous appartient pas de faire mourir quelqu’un en Israël. » David dit : « Ce que vous direz, je le ferai pour vous. »

Ils dirent au roi : « L’homme qui nous a exterminés et qui projetait de nous détruire afin que nous ne subsistions dans aucune frontière d’Israël,

« Nous les exposerons [wehoqa‘anum : suspendre/exposer publiquement, mode exact discuté] devant le SEIGNEUR. »

David épargne Mephibosheth en raison du « serment de YHWH » entre lui et Jonathan : fidélité à l’alliance malgré la demande des Gabaonites.

Le MT lit « cinq fils de Mikal » ; 1 S 18,19 et plusieurs traditions textuelles orientent vers Mérab. Le texte massorétique est conservé ici sans correction silencieuse.

Les sept sont mis à mort ensemble au début de la moisson des orges. Le texte relie leur exposition au règlement de la dette de sang sans développer de théorie générale du châtiment.

Ritspa protège les corps depuis la moisson jusqu’à la pluie : scène prolongée de fidélité funéraire et de protestation silencieuse.

On rapporta à David ce qu’avait fait Ritspa fille d’Aya, concubine de Saül.

David alla prendre les ossements de Saül et les ossements de Jonathan son fils chez les habitants de Yabesh de Galaad, qui les avaient enlevés de la place de Beth-Shéân, là où les Philistins les avaient suspendus le jour où ils avaient frappé Saül au Guilboa.

Il fit monter de là les ossements de Saül et ceux de Jonathan son fils ; on recueillit aussi les ossements de ceux qui avaient été exposés.

« Dieu se laissa fléchir [wayye‘ater] pour le pays » : le même verbe marque l’acceptation d’une supplication/retour de faveur.

Il y eut encore guerre entre les Philistins et Israël. David descendit avec ses serviteurs ; ils combattirent les Philistins, et David se fatigua.

`yilide ha-Rapha` : descendants de Rapha / des Rephaïm, groupe de guerriers géants dans ces traditions.

David est appelé « lampe d’Israël » [ner Yisrael] : image de continuité et de sécurité dynastique/nationale.

Après cela, il y eut encore une guerre contre les Philistins à Gob. Alors Sibbekhaï le Houshatite frappa Saph, qui était parmi les descendants de Rapha.

Le MT dit qu’Elhanan frappa « Goliath le Gittite ». 1 Ch 20,5 lit qu’il frappa Lahmi, frère de Goliath. La tension textuelle est majeure et doit rester visible.

Il y eut encore une guerre à Gath. Il y avait là un homme de grande taille, qui avait six doigts à chaque main et six orteils à chaque pied, vingt-quatre en tout ; lui aussi était né de Rapha.

Il défia Israël, et Jonathan fils de Shimea, frère de David, le frappa.

Ces quatre étaient nés de Rapha à Gath. Ils tombèrent par la main de David et par la main de ses serviteurs.

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