2 Samuel

Introduction

2 Samuel 14

Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase

Joab comprit que le cœur du roi restait fortement préoccupé par Absalom, même si la nuance exacte de la préposition hébraïque reste discutée.

Il fit venir de Téqoa une femme réputée sage et lui demanda de jouer le rôle d’une veuve endeuillée.

Joab lui dicta les paroles qu’elle devait dire au roi.

La femme se prosterna devant David et demanda son secours.

Elle se présenta comme veuve.

Elle raconta que ses deux fils s’étaient battus et que l’un avait tué l’autre.

Sa famille exigeait maintenant la mort du survivant, ce qui ferait disparaître sa dernière « braise » et le nom de son mari.

David lui promit d’intervenir.

La femme prit sur elle toute faute possible et déclara le trône innocent.

David assura qu’il la protégerait contre toute nouvelle menace.

Elle demanda encore la protection contre le vengeur du sang, et David jura que pas un cheveu de son fils ne tomberait.

La femme demanda alors la permission d’ajouter une parole.

Elle retourna le jugement contre David : en protégeant son fils fictif tout en maintenant son propre fils banni, le roi se condamnait lui-même.

Elle rappela que tous les humains meurent comme de l’eau répandue qu’on ne peut recueillir, mais que Dieu conçoit des moyens pour que le banni ne reste pas éloigné de lui ; le verset demeure dense et ouvert quant au lien exact entre justice et restauration.

Elle expliqua ensuite son récit par la peur qu’elle disait éprouver.

Elle déclara avoir confiance dans la capacité du roi à sauver son fils de la destruction.

Elle compara David à un messager de Dieu capable de discerner le bien et le mal.

Le roi lui demanda alors de ne rien lui cacher.

David comprit que Joab était derrière toute cette mise en scène, ce que la femme reconnut.

Elle expliqua que Joab voulait « tourner la face » de l’affaire, c’est-à-dire la présenter sous un autre angle.

David ordonna donc à Joab de ramener Absalom.

Joab se prosterna, bénit le roi et le remercia.

Il alla chercher Absalom à Geshour et le ramena à Jérusalem.

David permit son retour dans la ville mais lui interdit de paraître devant lui.

Le récit décrit Absalom comme exceptionnellement beau dans tout Israël.

Sa chevelure, qu’il coupait périodiquement, était particulièrement remarquable ; le poids mentionné doit être compris selon le système ancien.

Absalom eut trois fils et une fille nommée Tamar, elle aussi décrite comme belle.

Il resta deux années à Jérusalem sans voir le visage du roi.

Il convoqua Joab deux fois, mais celui-ci refusa de venir.

Absalom fit alors incendier le champ d’orge de Joab pour l’obliger à réagir.

Joab vint lui demander pourquoi.

Absalom répondit qu’il préférait encore être resté à Geshour plutôt que vivre ainsi ; il exigeait soit de voir le roi, soit d’être jugé et mis à mort s’il était coupable.

Joab transmit la demande. Absalom fut reçu, se prosterna et David l’embrassa.

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