2 Samuel

Introduction

2 Samuel 14

Nuances du texte source · restitution Déployée

Joab comprit que le cœur du roi était `‘al-Avshalom` [tourné vers / contre / préoccupé par Absalom ; la préposition rend la nuance exacte discutée et prolonge la difficulté de 13,39].

Joab fit venir une femme sage [’ishshah ḥakhamah] de Téqoa et lui fit jouer le rôle d’une endeuillée. [Comme Nathan en 2 S 12, Joab utilise un récit indirect pour conduire David à juger sa propre situation.]

Puis va trouver le roi et parle-lui de cette manière. » Et Joab mit les paroles dans sa bouche.

La femme de Téqoa parla au roi ; elle tomba face contre terre, se prosterna et dit : « Au secours, ô roi ! »

Le roi lui demanda : « Qu’as-tu ? » Elle répondit : « Hélas ! Je suis veuve ; mon mari est mort.

Ta servante avait deux fils. Ils se sont querellés tous les deux dans la campagne, sans personne pour les séparer ; l’un a frappé l’autre et l’a tué.

« Ils éteindraient ma braise [gaḥalti] restante, sans poser pour mon mari nom [shem] ni reste [she’erit] sur la face du sol. »

Le roi dit à la femme : « Va chez toi ; je donnerai des ordres à ton sujet. »

La femme de Téqoa dit au roi : « Que la faute soit sur moi, mon seigneur le roi, et sur la maison de mon père ; que le roi et son trône soient innocents. »

Le roi dit : « Si quelqu’un te parle encore, amène-le-moi et il ne te touchera plus. »

« Que le roi se souvienne du SEIGNEUR ton Dieu afin que le vengeur du sang [go’el ha-dam] ne multiplie pas la destruction… »

La femme dit : « Que ta servante puisse dire encore une parole à mon seigneur le roi. » Il répondit : « Parle. »

« Pourquoi as-tu pensé [ḥashavta] ainsi contre le peuple de Dieu ? … le roi est comme coupable [ke’ashem] en ne faisant pas revenir son banni [niddaḥ]. »

« Mourir, nous mourrons [mot namut] et nous sommes comme les eaux répandues à terre qu’on ne recueille pas ; et Dieu ne porte/prend pas une vie [lo yissa Elohim nefesh], mais il pense des pensées/desseins [ḥashav maḥashavot] afin que le banni [niddaḥ] ne soit pas banni loin de lui. »

Si je suis venue maintenant parler de cette affaire à mon seigneur le roi, c’est parce que le peuple m’a fait peur. Ta servante s’est dit : Je parlerai donc au roi ; peut-être le roi fera-t-il ce que demande sa servante.

Car le roi écoutera et délivrera sa servante de la main de l’homme qui veut nous détruire ensemble, moi et mon fils, de l’héritage de Dieu.

« Mon seigneur le roi est comme un messager de Dieu [mal’akh ha-Elohim] pour entendre/discerner le bien et le mal. »

Le roi répondit à la femme : « Ne me cache rien de ce que je vais te demander. » La femme dit : « Que mon seigneur le roi parle. »

« La main de Joab est-elle avec toi dans tout cela ? » [Formule idiomatique : Joab est-il derrière cette affaire ?]

« Pour tourner la face de l’affaire [sabev et-pene ha-davar] ton serviteur Joab a fait cette chose. »

Le roi dit à Joab : « Voici, je vais faire cette chose. Va donc et fais revenir le jeune homme Absalom. »

Joab tomba face contre terre, se prosterna et bénit le roi. Il dit : « Aujourd’hui, ton serviteur sait qu’il a trouvé grâce à tes yeux, mon seigneur le roi, puisque le roi a accompli la parole de son serviteur. »

Joab se leva, partit à Geshour et ramena Absalom à Jérusalem.

Le roi dit : « Qu’il retourne dans sa maison et qu’il ne voie pas ma face. » Absalom retourna donc chez lui sans voir le visage du roi.

Absalom était très loué [lehallel] pour sa beauté ; de la plante du pied au sommet du crâne il n’y avait en lui aucun défaut [mum].

Ses cheveux pesaient deux cents sicles selon la pierre/le poids du roi [even ha-melekh ; valeur exacte du poids royal incertaine].

Il naquit à Absalom trois fils et une fille nommée Tamar ; c’était une femme de belle apparence.

Absalom demeura deux années entières à Jérusalem sans voir le visage du roi.

Il envoya chercher Joab pour l’envoyer auprès du roi, mais Joab ne voulut pas venir. Il envoya une seconde fois, et Joab refusa encore.

Alors Absalom dit à ses serviteurs : « Voyez, le champ de Joab est à côté du mien et il y a de l’orge. Allez y mettre le feu. » Les serviteurs d’Absalom incendièrent le champ.

Joab se leva, vint chez Absalom et lui dit : « Pourquoi tes serviteurs ont-ils mis le feu à mon champ ? »

« Je verrai maintenant la face du roi ; et s’il y a en moi une faute [‘awon], qu’il me mette à mort. »

Absalom se prosterna sur sa face à terre devant le roi ; et le roi embrassa Absalom. [Retour à la “face” royale après deux années d’exclusion.]

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