2 Chroniques
Introduction2 Chroniques 32
Analyse du texte source · restitution Philologique
`ha’emet` (« la fidélité / vérité ») qualifie les actes précédents. `leviq‘am` vient de `bq‘`, « fendre, ouvrir une brèche », ici forcer les villes.
`ufanaw la-milḥamah` signifie littéralement « sa face [était] vers la guerre » : son intention est dirigée contre Jérusalem.
`satham` signifie boucher/obstruer ; le complément est « les eaux des sources » situées hors de la ville.
`hanaḥal hashotef` désigne le torrent « qui coule/ruisselle ». La question finale motive la privation d’eau pour l’assaillant.
`hithḥazzaq` : se fortifier/prendre courage. `shelaḥ` désigne ici l’armement ou les armes de jet, associé aux boucliers.
`wayedabber ‘al-levavam` : litt. « il parla sur leur cœur », idiome d’encouragement adressé à l’intériorité.
La séquence impérative `ḥizqu we’imtsu` associe « soyez forts » et « soyez courageux ». `rab` oppose le nombre/poids de ceux « avec nous » à ceux « avec lui ».
`zeroa‘ basar` signifie littéralement « bras de chair », image de puissance humaine fragile. `wayyissamekhu` (racine `smk`) : le peuple « s’appuya/se reposa » sur les paroles d’Ézéchias.
`memshalto` peut désigner sa domination/puissance organisée ; la syntaxe insère la situation de Sennachérib à Lakish entre l’envoi et les destinataires.
`boṭeḥim` vient de `bṭḥ`, « se confier / mettre sa confiance ». Le discours attaque précisément le fondement de cette confiance.
`massit` (racine `swt`) signifie inciter/séduire. « Mourir par famine et soif » explicite la stratégie psychologique du siège.
Le discours assyrien interprète la centralisation cultuelle comme suppression de lieux sacrés légitimes ; la formulation reflète le point de vue du locuteur, non celui du narrateur.
`hayakhol yakhelu` associe infinitif absolu et verbe de même racine pour renforcer la question : « ont-ils réellement pu ? »
`heḥerimu` vient de `ḥrm`, vouer à l’interdit/détruire totalement. La comparaison met YHWH sur le même plan que les dieux nationaux dans la bouche de Sennachérib.
`af ki` introduit ici un argument a fortiori : « combien moins / à plus forte raison ». La triple interdiction vise tromperie, incitation et foi accordée à Ézéchias.
La coordination place parallèlement `YHWH ha-Elohim` et « Ézéchias son serviteur » comme cibles du discours assyrien.
`leḥaref` : outrager, blasphémer, insulter. La lettre répète l’analogie fautive entre YHWH et les dieux des nations.
`yehudit` désigne ici la langue judéenne/hébraïque de Juda. Les infinitifs `leyar’am ulevahalam` expriment le but : effrayer et terrifier.
`ma‘aseh yede ha-adam` : « œuvre des mains de l’homme » ; l’expression marque le contraste implicite entre YHWH et les idoles fabriquées.
`wayyiz‘aqu ha-shamayim` est une construction condensée : ils « crièrent vers les cieux / au ciel ». Le verbe `z‘q` exprime le cri de détresse.
`mal’akh` signifie messager et peut désigner ici le messager divin. `mitsie me‘aw` : « ceux qui sortaient de ses entrailles », idiome pour sa descendance ; la tradition textuelle présente une graphie complexe dans ce segment.
Le MT porte `waynahalem missaviv`, de `nhl`, « les conduire/guider tout autour ». Certaines restitutions comprennent une idée de repos/protection, mais le verbe hébreu est celui de la conduite.
`wayyinnasse’` est un passif : Ézéchias « fut élevé/exalté » aux yeux des nations. `migdanot` désigne des présents précieux.
`mofet` signifie signe/prodige. Le récit abrège ici l’épisode de la maladie et du signe sans en donner le détail.
`gemul` : traitement reçu, bienfait, rétribution. `gavah libbo`, « son cœur s’éleva », exprime l’orgueil qui répond mal au bienfait.
`wayyikkana‘ ... begovah libbo` : Ézéchias « s’humilia quant à l’élévation de son cœur ». Le même champ lexical inverse l’orgueil du verset précédent.
`khele ḥemdah` : « objets de désir/précieux ». L’énumération accumule les signes de richesse et de prestige royal.
`miskenot` désigne des magasins/entrepôts. `urawot` et le vocabulaire des troupeaux décrivent les installations d’élevage.
`rekhush` est le bien/la propriété acquise ; le narrateur attribue explicitement cette abondance au don de Dieu.
`motsa me Guiḥon` : la « sortie » des eaux du Guihôn. `wayyashsherem` signifie les diriger/rendre leur cours droit vers l’ouest.
`‘azavo ha-Elohim` signifie explicitement « Dieu l’abandonna/le laissa ». `lenassoto` : pour l’éprouver ; `lada‘at` : afin de connaître ce qui était dans son cœur. La traduction conserve la tension narrative sans l’atténuer.
`ḥasadaw`, pluriel de `ḥesed`, peut désigner ici ses actes de fidélité/piété. Ils sont associés à la « vision » (`ḥazon`) d’Isaïe.
`bema‘aleh qivre` : « dans/sur la montée des tombeaux ». `kavod ‘asu-lo` : ils « lui firent honneur » à sa mort.