1 Rois
Introduction1 Rois 20
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
Ben-Hadad, roi d’Aram, rassembla son armée avec trente-deux rois, des chevaux et des chars, puis assiégea Samarie.
Il envoya des messagers dans la ville vers Achab.
Il réclama son argent, son or, ses femmes et ses meilleurs fils.
Achab accepta d’abord cette soumission et se déclara lui-même avec ses biens à la disposition de Ben-Hadad.
Les messagers revinrent cependant avec une exigence supplémentaire.
Le lendemain, les serviteurs araméens viendraient fouiller les maisons et emporteraient tout ce qui leur semblerait précieux.
Achab consulta alors les anciens et leur fit remarquer que Ben-Hadad cherchait désormais ouvertement leur malheur.
Les anciens et le peuple lui conseillèrent de refuser.
Achab fit donc répondre qu’il accepterait les premières conditions mais pas cette nouvelle exigence.
Ben-Hadad répliqua par une hyperbole menaçante : son armée était si nombreuse qu’il ne resterait même pas assez de poussière de Samarie pour une poignée par homme.
Achab répondit par un proverbe militaire : celui qui met son armure ne doit pas se vanter comme celui qui l’enlève après la victoire.
Ben-Hadad, qui buvait avec les autres rois, ordonna aussitôt de se mettre en position contre la ville.
Un prophète annonça cependant à Achab que le SEIGNEUR livrerait cette immense armée entre ses mains afin qu’il sache que lui seul est le SEIGNEUR.
La victoire commencerait par les jeunes hommes des chefs des provinces, sous l’impulsion d’Achab lui-même.
Achab en compta deux cent trente-deux, puis sept mille hommes en tout pour Israël.
Ils sortirent à midi tandis que Ben-Hadad et les trente-deux rois s’enivraient.
Les jeunes hommes sortirent les premiers, et les éclaireurs araméens les signalèrent.
Ben-Hadad ordonna de les capturer vivants, qu’ils viennent pour la paix ou pour le combat.
Les jeunes hommes sortirent donc, suivis de l’armée israélite.
Chaque Israélite frappa son adversaire ; les Araméens fuirent et Ben-Hadad s’échappa à cheval.
Achab sortit à son tour et infligea une grande défaite aux chars et chevaux ennemis.
Le prophète avertit néanmoins le roi de se fortifier, car une nouvelle campagne araméenne viendrait l’année suivante.
Les serviteurs de Ben-Hadad interprétèrent leur défaite en disant que le Dieu d’Israël était un dieu des montagnes mais non des plaines.
Ils conseillèrent aussi de remplacer les rois alliés par des gouverneurs militaires.
Une nouvelle armée équivalente devait être constituée pour combattre Israël dans la plaine.
L’année suivante, Ben-Hadad monta donc à Apheq.
Face à l’immense armée araméenne, Israël ressemblait à deux petits troupeaux de chèvres.
L’homme de Dieu annonça que le SEIGNEUR donnerait encore la victoire précisément parce que les Araméens avaient voulu le limiter aux montagnes.
Après sept jours d’attente, Israël frappa cent mille fantassins araméens en un seul jour selon le récit.
Les survivants se réfugièrent à Apheq, où une muraille tomba sur vingt-sept mille hommes ; Ben-Hadad se cacha dans la ville.
Ses serviteurs rappelèrent que les rois d’Israël avaient la réputation d’être des rois de ḥesed, c’est-à-dire de clémence ou de bonté loyale, et proposèrent une reddition humiliante.
Ils vinrent donc en sacs et cordes demander la vie de Ben-Hadad. Achab répondit : « Il est encore vivant ? C’est mon frère. »
Les envoyés saisirent immédiatement cette parole comme un signe favorable, et Achab fit monter Ben-Hadad sur son char.
Ben-Hadad promit de restituer des villes et d’accorder à Israël des quartiers ou privilèges commerciaux à Damas ; Achab conclut avec lui une alliance et le laissa partir.
Un homme parmi les fils des prophètes demanda ensuite, par la parole du SEIGNEUR, à son compagnon de le frapper ; celui-ci refusa.
Le prophète lui annonça qu’un lion le tuerait pour n’avoir pas écouté la voix du SEIGNEUR, ce qui arriva.
Un second homme accepta de frapper le prophète et le blessa.
Ainsi déguisé, le prophète attendit Achab au bord du chemin.
Il raconta au roi une histoire de prisonnier confié à sa garde, dont sa propre vie devait répondre en cas d’évasion.
Il prétendit avoir laissé le prisonnier disparaître pendant qu’il était occupé ailleurs ; Achab prononça alors lui-même son jugement.
Le prophète se fit reconnaître.
Il appliqua la parabole à Achab : parce que le roi avait laissé partir l’homme placé sous le ḥerem du SEIGNEUR, sa propre vie répondrait de celle de Ben-Hadad et son peuple de ce peuple.
Achab rentra à Samarie sombre et irrité.