1 Rois 21

Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase

Naboth le Yizréélite possédait une vigne à Yizréel, juste à côté du palais d’Achab.

Achab lui proposa de lui acheter cette vigne ou de l’échanger contre une meilleure pour en faire un jardin potager.

Naboth refusa au nom du SEIGNEUR, parce qu’il s’agissait de l’héritage ancestral reçu de ses pères et non d’un simple bien disponible.

Achab rentra chez lui sombre et irrité, se coucha, tourna le visage et refusa de manger.

Jézabel lui demanda la cause de cette tristesse.

Achab lui raconta le refus de Naboth.

Jézabel répondit ironiquement sur sa manière d’exercer la royauté et lui promit elle-même la vigne.

Elle écrivit des lettres au nom d’Achab, les scella du sceau royal et les envoya aux anciens et notables de la ville.

Elle leur ordonna de proclamer un jeûne et de placer Naboth en position publique devant le peuple.

Deux hommes sans valeur devaient l’accuser d’avoir maudit Dieu et le roi, accusation capitale ; le texte massorétique emploie ici par euphémisme le verbe « bénir » avec le sens contextuel de maudire.

Les responsables de la ville exécutèrent exactement les instructions de Jézabel.

Ils proclamèrent le jeûne et placèrent Naboth devant le peuple.

Les deux faux témoins l’accusèrent, puis Naboth fut conduit hors de la ville, lapidé et mis à mort.

La nouvelle de sa mort fut envoyée à Jézabel.

Elle dit alors à Achab de prendre possession de la vigne désormais disponible puisque Naboth était mort.

Achab descendit effectivement dans la vigne pour en prendre possession.

La parole du SEIGNEUR fut alors adressée à Élie.

Il devait rencontrer Achab précisément dans la vigne de Naboth.

L’oracle résume l’affaire en une formule tranchante : « Tu as assassiné, et en plus pris possession ? » Puis il annonce que les chiens lécheront le sang d’Achab là où ils ont léché celui de Naboth.

Achab reconnut Élie comme son ennemi. Élie répondit l’avoir trouvé parce qu’Achab s’était « vendu » pour faire ce qui est mal aux yeux du SEIGNEUR.

Le jugement annoncé vise toute sa descendance masculine et sa maison.

La maison d’Achab deviendrait semblable à celles de Jéroboam et Baasha, détruites à cause de leurs péchés et de leur influence sur Israël.

Jézabel aussi devait être mangée par les chiens près de Yizréel ; le terme géographique précis du texte reste difficile.

Les morts de la maison d’Achab seraient livrés aux chiens en ville et aux oiseaux dans les champs.

Le narrateur porte alors une appréciation exceptionnellement sévère : personne ne s’était vendu au mal comme Achab, même s’il précise que Jézabel le poussait dans cette voie.

Achab est comparé aux Amorites dépossédés pour leur idolâtrie.

À l’écoute de l’oracle, Achab déchira ses vêtements, se couvrit de sac, jeûna, coucha dans le sac et marcha lentement en signe d’humiliation.

La parole du SEIGNEUR vint de nouveau à Élie.

Parce qu’Achab s’était réellement humilié, le malheur annoncé contre sa maison serait différé jusqu’aux jours de son fils, non annulé.

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