1 Rois
Introduction1 Rois 22
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
Trois années passèrent sans guerre entre Aram et Israël.
La troisième année, Josaphat, roi de Juda, vint auprès du roi d’Israël.
Achab rappela à ses serviteurs que Ramoth-de-Galaad appartenait à Israël et qu’ils ne faisaient rien pour la reprendre.
Il proposa à Josaphat de combattre avec lui ; celui-ci accepta de mettre peuple et chevaux en commun.
Josaphat demanda toutefois que la parole du SEIGNEUR soit d’abord consultée.
Achab rassembla environ quatre cents prophètes, qui lui annoncèrent unanimement la victoire sur Ramoth-de-Galaad.
Josaphat demanda s’il existait encore un prophète du SEIGNEUR à consulter.
Achab mentionna Michée fils de Yimla, qu’il disait détester parce que ses oracles à son sujet étaient toujours mauvais.
Un officier fut envoyé chercher Michée.
Pendant ce temps, les deux rois siégeaient en habits royaux à l’entrée de Samarie, entourés des prophètes en activité.
Sédécias fils de Kenaana fabriqua des cornes de fer et annonça qu’Achab frapperait Aram avec elles jusqu’à la destruction.
Tous les autres prophètes répétèrent le même message de victoire.
Le messager chargé de Michée lui demanda de conformer sa parole au consensus favorable.
Michée jura de dire seulement ce que le SEIGNEUR lui dirait.
Devant Achab, il répéta d’abord ironiquement l’oracle favorable : monte et réussis, le SEIGNEUR livrera la ville au roi.
Achab comprit l’ironie et exigea la vérité au nom du SEIGNEUR.
Michée décrivit alors Israël dispersé sur les montagnes comme des brebis sans berger et annonça que chacun rentrerait chez lui en paix.
Achab y vit la confirmation que Michée ne prophétisait jamais rien de bon sur lui.
Michée poursuivit par une vision : le SEIGNEUR siège sur son trône, entouré de toute l’armée céleste à sa droite et à sa gauche.
Dans cette scène de conseil divin, le SEIGNEUR demande qui séduira Achab afin qu’il monte à Ramoth-de-Galaad et y tombe.
Un esprit s’avance et propose de s’en charger ; son identité n’est pas davantage définie par le texte.
Il propose de devenir un esprit de mensonge dans la bouche des prophètes d’Achab. Le SEIGNEUR lui répond qu’il réussira et l’autorise à agir ainsi ; la vision attribue donc explicitement cette tromperie judiciaire à une décision du conseil divin.
Michée conclut que le SEIGNEUR a mis un esprit de mensonge dans la bouche de ces prophètes et prononcé le malheur contre Achab.
Sédécias frappa Michée au visage et lui demanda par quel chemin l’esprit du SEIGNEUR serait passé de lui à Michée.
Michée répondit qu’il le comprendrait le jour où il irait se cacher de chambre en chambre.
Achab ordonna alors de ramener Michée aux autorités de la ville.
Il devait être emprisonné et nourri de pain et d’eau de détresse jusqu’au retour victorieux du roi.
Michée répondit que si Achab revenait réellement en paix, le SEIGNEUR n’aurait pas parlé par lui, puis appela tous les peuples à écouter.
Achab et Josaphat montèrent néanmoins à Ramoth-de-Galaad.
Achab se déguisa pour le combat tout en laissant Josaphat porter ses vêtements royaux.
Le roi d’Aram avait ordonné à ses trente-deux chefs de chars de concentrer leurs efforts uniquement sur le roi d’Israël.
Ils prirent d’abord Josaphat pour Achab et se dirigèrent contre lui, jusqu’à ce qu’il pousse un cri.
Comprenant leur erreur, ils cessèrent de le poursuivre.
Un archer tira sans viser spécialement Achab et l’atteignit entre les pièces de son armure ; l’ironie narrative montre ainsi l’oracle s’accomplissant malgré le déguisement.
Le combat continua tandis qu’Achab, blessé, restait soutenu dans son char ; son sang s’écoula dans le fond du véhicule et il mourut le soir.
Au coucher du soleil, le camp reçut l’ordre de se disperser, chacun vers sa ville et son pays.
Le corps d’Achab fut ramené et enseveli à Samarie.
Quand le char fut lavé à l’étang de Samarie, les chiens léchèrent le sang du roi ; le texte mentionne aussi des prostituées qui s’y baignaient, dans une syntaxe distincte et difficile à relier exactement à l’oracle antérieur.
Le reste des actes d’Achab, sa maison d’ivoire et ses constructions sont renvoyés aux chroniques des rois d’Israël.
Achab mourut et Achazia son fils lui succéda.
Josaphat fils d’Asa avait commencé à régner sur Juda durant la quatrième année d’Achab.
Il avait trente-cinq ans à son accession et régna vingt-cinq ans à Jérusalem.
Il marcha globalement dans la voie droite d’Asa son père.
Les hauts lieux ne furent pourtant pas supprimés, et le peuple continua d’y sacrifier.
Josaphat fit la paix avec le roi d’Israël.
Ses autres actes et guerres sont renvoyés aux chroniques de Juda.
Il élimina le reste des qadesh, terme cultuel dont la fonction précise reste non définie par le texte.
Édom n’avait alors pas de roi propre ; un gouverneur y exerçait l’autorité.
Josaphat fit construire des navires de long cours pour aller à Ophir chercher de l’or, mais ils se brisèrent à Etsion-Guéber avant le voyage.
Achazia proposa alors d’associer ses serviteurs à ceux de Josaphat pour une nouvelle expédition, mais Josaphat refusa.
Josaphat mourut et Joram son fils régna à sa place.
Achazia fils d’Achab devint roi d’Israël à Samarie et régna deux ans.
Il marcha dans la voie d’Achab, de Jézabel et de Jéroboam, reproduisant le péché qui avait entraîné Israël.
Il servit Baal et se prosterna devant lui, provoquant le SEIGNEUR comme son père l’avait fait.