1 Rois 2

Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase

À l’approche de sa mort, David donna ses dernières instructions à Salomon.

Il lui dit qu’il allait suivre le chemin de toute la terre, expression traditionnelle pour la mort, et lui demanda d’être fort et de se conduire en homme.

Salomon devait garder la charge du SEIGNEUR, marcher dans ses voies et observer prescriptions, commandements, jugements et témoignages selon la Torah de Moïse, afin d’agir avec discernement et de réussir dans ses entreprises.

David relia cette fidélité à la promesse dynastique : si ses fils marchaient devant le SEIGNEUR avec vérité, de tout leur cœur et de toute leur vie, un descendant ne manquerait pas sur le trône d’Israël.

David rappela ensuite les meurtres d’Abner et d’Amasa commis par Joab en temps de paix, alors qu’ils étaient chefs des armées d’Israël.

Il demanda à Salomon d’agir selon sa sagesse et de ne pas laisser Joab mourir paisiblement de vieillesse.

En revanche, il demanda fidélité envers les fils de Barzillaï, qui l’avaient soutenu durant sa fuite devant Absalom, et voulut qu’ils mangent à la table royale.

David rappela aussi la malédiction violente prononcée autrefois par Shiméï, tout en mentionnant le serment par lequel il avait promis de ne pas le tuer lui-même par l’épée.

Il demanda néanmoins à Salomon de ne pas considérer Shiméï comme innocent et de décider, selon sa sagesse, de son sort.

David mourut et fut enseveli dans la Cité de David.

Son règne avait duré quarante ans : sept à Hébron et trente-trois à Jérusalem.

Salomon s’assit alors sur le trône de son père et sa royauté fut solidement affermie.

Adonias vint ensuite trouver Bethsabée. Elle lui demanda s’il venait en paix, et il répondit que oui.

Il lui demanda la permission de lui présenter une requête.

Adonias reconnut qu’il avait lui-même espéré la royauté et qu’une partie d’Israël s’était tournée vers lui, mais admit finalement que la royauté était revenue à Salomon de la part du SEIGNEUR.

Il demanda à Bethsabée de ne pas refuser une seule requête.

Il lui demanda d’obtenir du roi Abishag la Shounamite pour épouse ; le récit montrera immédiatement que cette demande avait une portée dynastique.

Bethsabée accepta d’en parler à Salomon.

Lorsqu’elle entra auprès du roi, Salomon se leva, se prosterna devant elle puis fit placer un trône à sa droite, signe du statut éminent de la mère du roi.

Bethsabée présenta sa demande comme une petite chose, et Salomon lui promit d’écouter.

Elle demanda qu’Abishag soit donnée à Adonias.

Salomon interpréta immédiatement cette requête comme une nouvelle prétention au trône : demander Abishag revenait, selon lui, à demander aussi la royauté pour Adonias, soutenu par Abiathar et Joab.

Il jura alors par le SEIGNEUR qu’Adonias avait prononcé cette parole au prix de sa propre vie.

Salomon invoqua le SEIGNEUR qui l’avait établi sur le trône de David et lui avait fait une « maison », c’est-à-dire une dynastie, puis déclara qu’Adonias mourrait ce jour-là.

Benaya reçut l’ordre et mit Adonias à mort.

Salomon ordonna ensuite à Abiathar de retourner à Anatot. Il le déclara passible de mort mais l’épargna en raison de son ancien service auprès de David et de l’arche.

Abiathar fut cependant exclu du sacerdoce, ce que le narrateur présente comme accomplissement de la parole prononcée contre la maison d’Éli.

À cette nouvelle, Joab se réfugia dans la tente du SEIGNEUR et saisit les cornes de l’autel.

Salomon ordonna à Benaya de l’y frapper.

Joab refusa de sortir de la tente et déclara qu’il mourrait là.

Salomon confirma l’ordre de le tuer puis de l’enterrer, afin d’ôter de la maison de David la dette du sang innocent qu’il avait versé.

Le roi rappela les meurtres d’Abner et d’Amasa, deux hommes qu’il déclara plus justes et meilleurs que Joab.

Il demanda que leur sang retombe sur Joab et sa descendance, tandis que paix et stabilité demeureraient sur David, sa maison et son trône.

Benaya exécuta Joab, qui fut ensuite enseveli dans sa maison au désert.

Benaya prit sa place à la tête de l’armée et Tsadoq remplaça Abiathar dans le sacerdoce.

Salomon imposa ensuite à Shiméï de résider à Jérusalem sans quitter la ville.

Il l’avertit avec insistance que franchir le Cédron entraînerait sa mort et ferait retomber son sang sur sa propre tête.

Shiméï accepta cette condition et demeura longtemps à Jérusalem.

Trois ans plus tard, deux de ses serviteurs s’enfuirent à Gath.

Shiméï quitta Jérusalem pour aller les chercher puis revint avec eux.

Salomon apprit son voyage.

Il rappela à Shiméï le serment et l’avertissement précis qu’il avait accepté.

Le roi lui reprocha donc d’avoir violé le serment du SEIGNEUR et l’ordre royal.

Il ajouta que Shiméï connaissait le mal qu’il avait fait à David et que le SEIGNEUR ferait revenir ce mal sur sa tête.

À l’inverse, Salomon serait béni et le trône de David établi devant le SEIGNEUR.

Benaya mit alors Shiméï à mort. Le chapitre conclut que la royauté fut désormais fermement établie dans la main de Salomon.

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