1 Rois
Introduction1 Rois 1
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
Le roi David était devenu très âgé. Malgré les vêtements dont on le couvrait, il n’arrivait plus à se réchauffer.
Ses serviteurs proposèrent donc de chercher une jeune vierge qui prendrait soin de lui et dormirait près de lui pour lui tenir chaud ; le terme décrivant sa fonction évoque une compagne de service ou intendante.
On chercha dans tout Israël et l’on trouva Abishag la Shounamite, jeune femme très belle, que l’on amena au roi.
Abishag prit soin de David et le servit, mais le texte précise explicitement que le roi n’eut pas de relations sexuelles avec elle.
Pendant ce temps, Adonias fils de Haggith s’éleva lui-même en déclarant qu’il serait roi et se procura char, cavaliers et cinquante hommes courant devant lui, comme Absalom auparavant.
David ne l’avait jamais réellement repris sur sa conduite ; le narrateur souligne aussi sa belle apparence et sa naissance après Absalom.
Adonias obtint l’appui de Joab et du prêtre Abiathar.
Mais Tsadoq le prêtre, Benaya, Nathan le prophète, Shiméï, Réï et les vaillants de David ne le suivirent pas.
Adonias organisa un grand sacrifice près de la pierre de Zohelet, à En-Roguel, et invita ses frères ainsi que les hommes de Juda au service du roi.
Il exclut cependant Nathan, Benaya, les vaillants et surtout Salomon.
Nathan avertit Bethsabée qu’Adonias s’était proclamé roi à l’insu de David.
Il lui proposa un plan destiné à sauver sa vie et celle de Salomon, montrant que la succession était devenue une question potentiellement mortelle.
Bethsabée devait rappeler à David son serment selon lequel Salomon régnerait après lui et lui demander pourquoi Adonias régnait déjà.
Nathan entrerait ensuite pour confirmer ses paroles.
Bethsabée entra dans la chambre du vieux roi, où Abishag le servait.
Elle se prosterna devant lui, et David lui demanda ce qu’elle voulait.
Elle rappela le serment prononcé par David au nom du SEIGNEUR : Salomon devait régner et s’asseoir sur son trône.
Or Adonias agissait déjà comme roi sans que David l’ait décidé.
Bethsabée décrivit le sacrifice organisé par Adonias et souligna que Salomon n’y avait pas été invité.
Elle rappela que tout Israël attendait de David une décision claire sur son successeur.
Sans cette décision, Bethsabée et Salomon risquaient d’être considérés comme coupables ou rebelles après la mort du roi et donc d’être éliminés.
Alors qu’elle parlait encore, Nathan arriva.
Il entra devant David et se prosterna face contre terre.
Nathan demanda ironiquement si David avait lui-même décidé qu’Adonias devait lui succéder.
Il raconta le banquet d’Adonias, où les invités acclamaient déjà : vive le roi Adonias.
Nathan souligna que ni lui, ni Tsadoq, ni Benaya, ni Salomon n’avaient été invités.
Il demanda donc si toute cette affaire venait réellement du roi sans que ses serviteurs aient été informés du successeur choisi.
David fit rappeler Bethsabée devant lui.
Il jura par le SEIGNEUR vivant, celui qui avait délivré sa vie de toute détresse.
David confirma solennellement le serment fait à Bethsabée : Salomon régnerait après lui et s’assiérait sur son trône dès ce jour.
Bethsabée se prosterna et souhaita longue vie au roi David.
David convoqua ensuite Tsadoq, Nathan et Benaya.
Il leur ordonna de faire monter Salomon sur sa propre mule, signe public d’investiture, et de le conduire à Guihôn.
Tsadoq et Nathan devaient l’y oindre roi sur Israël, puis sonner du shofar et proclamer : vive le roi Salomon.
Salomon devait ensuite revenir s’asseoir sur le trône de David ; David le désignait explicitement comme chef d’Israël et de Juda.
Benaya répondit : Amen, souhaitant que le SEIGNEUR confirme lui-même cette décision.
Il demanda que Dieu soit avec Salomon comme il avait été avec David et agrandisse encore son trône.
Tsadoq, Nathan, Benaya, les Kerétiens et les Pelétiens conduisirent donc Salomon à Guihôn sur la mule royale.
Tsadoq prit la corne d’huile dans la tente et oignit Salomon ; le shofar sonna et le peuple acclama le nouveau roi.
La foule remonta derrière lui dans une joie si forte que le récit dit hyperboliquement que la terre se fendait sous le bruit.
Adonias et ses invités entendirent cette clameur au moment où leur banquet s’achevait.
Jonathan fils d’Abiathar arriva. Adonias supposa qu’un homme de valeur comme lui devait apporter une bonne nouvelle, ironie immédiate du récit.
Jonathan répondit au contraire que David avait fait Salomon roi.
Il raconta que toute l’équipe royale et sacerdotale l’avait accompagné sur la mule de David.
Tsadoq et Nathan l’avaient oint à Guihôn et la ville entière célébrait l’événement.
Salomon s’était déjà assis sur le trône royal.
Les serviteurs avaient même béni David en souhaitant que le nom et le trône de Salomon deviennent encore plus grands, tandis que David se prosternait sur son lit.
David avait béni le SEIGNEUR de lui avoir permis de voir de ses propres yeux un successeur assis sur son trône.
Les invités d’Adonias furent alors saisis de peur et se dispersèrent.
Adonias lui-même se réfugia auprès de l’autel et saisit ses cornes, geste de supplication et d’asile.
Il demanda que Salomon jure de ne pas le faire mourir.
Salomon répondit que sa vie serait épargnée s’il se montrait un homme digne et loyal, mais qu’une conduite mauvaise entraînerait sa mort.
Adonias fut donc fait descendre de l’autel, vint se prosterner devant Salomon et reçut l’ordre de rentrer chez lui.