1 Rois
Introduction1 Rois 3
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
Salomon conclut une alliance matrimoniale avec le Pharaon d’Égypte en épousant sa fille, qu’il installa dans la Cité de David jusqu’à l’achèvement des grands travaux de Jérusalem.
À cette époque, le peuple sacrifiait encore sur les hauts lieux parce qu’aucune maison n’avait encore été bâtie pour le nom du SEIGNEUR.
Salomon aimait le SEIGNEUR et suivait les prescriptions de David, tout en continuant à sacrifier et brûler de l’encens sur les hauts lieux ; le récit juxtapose ainsi appréciation positive et réserve.
Le roi alla à Gabaon, le principal haut lieu, et y offrit mille holocaustes.
Pendant la nuit, le SEIGNEUR lui apparut en rêve et lui demanda ce qu’il désirait recevoir.
Salomon rappela la grande fidélité montrée à David, qui avait marché devant Dieu dans vérité, justice et droiture de cœur, et reconnut que cette fidélité se poursuivait dans le don d’un fils assis sur son trône.
Il se présenta lui-même comme un jeune homme encore inexpérimenté dans l’art de gouverner, disant ne pas savoir « sortir et entrer », idiome de direction politique.
Il souligna aussi l’immensité du peuple choisi par Dieu.
Salomon demanda donc un « cœur qui écoute », capable de juger le peuple et de discerner entre le bien et le mal.
Cette demande plut au Seigneur.
Dieu lui fit remarquer qu’il n’avait demandé ni longue vie, ni richesse, ni mort de ses ennemis, mais l’intelligence nécessaire pour entendre le droit.
Il lui donna donc un cœur sage et discernant, incomparable avant et après lui.
Il ajouta richesse et gloire, que Salomon n’avait pas demandées.
La longévité, elle, restait conditionnée à une marche fidèle dans les voies et commandements de Dieu.
Salomon se réveilla, comprit qu’il avait rêvé, retourna à Jérusalem devant l’arche et y offrit holocaustes et sacrifices de communion.
Peu après, deux femmes prostituées vinrent se présenter devant lui.
La première expliqua qu’elles vivaient seules dans la même maison et qu’elle avait mis au monde un enfant.
Trois jours plus tard, l’autre femme avait également accouché.
Pendant la nuit, le fils de cette seconde femme mourut parce qu’elle s’était couchée sur lui.
Selon l’accusation de la première, la mère du mort échangea les deux enfants pendant son sommeil.
Au matin, la première femme reconnut que le bébé mort n’était pas celui qu’elle avait mis au monde.
Les deux femmes se disputèrent donc devant le roi, chacune revendiquant l’enfant vivant.
Salomon reformula exactement le conflit entre leurs deux témoignages.
Il demanda qu’on lui apporte une épée.
Puis il ordonna de couper l’enfant vivant en deux et d’en donner une moitié à chacune.
La véritable mère fut aussitôt saisie d’une compassion intense et préféra abandonner son enfant plutôt que de le voir mourir ; l’autre acceptait au contraire le partage mortel.
Salomon ordonna alors de donner l’enfant vivant à la femme qui avait demandé qu’il soit épargné, reconnaissant en elle sa mère.
Tout Israël reconnut dans ce jugement une sagesse de Dieu présente en Salomon pour rendre le droit.