1 Rois
Introduction1 Rois 14
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
À cette époque, Abiya, fils de Jéroboam, tomba malade.
Jéroboam envoya sa femme déguisée à Silo consulter le prophète Ahiyya, celui qui avait autrefois annoncé sa royauté.
Elle devait emporter quelques aliments et demander ce qui arriverait à l’enfant.
Ahiyya était alors devenu aveugle à cause de son grand âge.
Mais le SEIGNEUR lui révéla à l’avance l’identité véritable de la visiteuse et sa tentative de dissimulation.
Dès qu’elle entra, Ahiyya l’appela « femme de Jéroboam » et annonça qu’il portait une parole dure.
Le SEIGNEUR rappelait avoir élevé Jéroboam du milieu du peuple et l’avoir établi chef sur Israël.
Il lui avait donné la royauté arrachée à la maison de David, mais Jéroboam n’avait pas suivi le SEIGNEUR de tout son cœur comme David dans l’évaluation narrative de Rois.
Jéroboam avait fait pire que ses prédécesseurs en se fabriquant d’autres dieux et des images de métal, rejetant le SEIGNEUR derrière son dos.
La maison de Jéroboam serait donc entièrement balayée ; le texte emploie une expression crue pour désigner tous ses mâles et une paire lexicale difficile traditionnellement comprise comme captif/libre.
Ceux de sa maison qui mourraient en ville seraient mangés par les chiens, ceux des champs par les oiseaux.
La femme devait rentrer chez elle ; dès son entrée dans la ville, l’enfant mourrait.
Lui seul recevrait un véritable ensevelissement, parce qu’en lui seul quelque chose de bon envers le SEIGNEUR avait été trouvé.
Le SEIGNEUR susciterait un roi destiné à retrancher la maison de Jéroboam.
Israël lui-même serait frappé, déraciné du pays et dispersé au-delà de l’Euphrate à cause de ses ashéras.
Le peuple serait livré à cause des péchés de Jéroboam, personnels et collectifs.
La femme revint à Tirça et l’enfant mourut au moment où elle franchissait le seuil.
Tout Israël le pleura et l’ensevelit conformément à la parole d’Ahiyya.
Le reste du règne et des guerres de Jéroboam est renvoyé au livre des chroniques des rois d’Israël.
Jéroboam régna vingt-deux ans, mourut, et Nadab son fils lui succéda.
À Juda, Roboam régna dix-sept ans à Jérusalem ; sa mère était Naama l’Ammonite.
Juda fit ce qui est mal aux yeux du SEIGNEUR et provoqua sa jalousie.
Le peuple bâtit lui aussi hauts lieux, stèles et ashéras.
Le pays comptait encore des personnes liées à des pratiques cultuelles interdites, désignées par le terme qadesh dont la fonction précise n’est pas explicitée.
La cinquième année de Roboam, Shishaq d’Égypte monta contre Jérusalem.
Il pilla les trésors du Temple et du palais, notamment les boucliers d’or de Salomon.
Roboam les remplaça par des boucliers de bronze confiés à sa garde.
Ils n’étaient sortis que lors des visites royales au Temple puis remisés.
Le reste des actes de Roboam est renvoyé aux chroniques des rois de Juda.
La guerre entre Roboam et Jéroboam dura pendant leurs règnes.
Roboam mourut et fut enseveli dans la Cité de David ; le nom de sa mère Naama l’Ammonite est répété, puis Abiyam lui succéda.