1 Rois
Introduction1 Rois 13
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
Un homme de Dieu vint de Juda à Béthel par la parole du SEIGNEUR, tandis que Jéroboam se tenait près de l’autel pour faire brûler l’encens.
Il annonça contre l’autel qu’un descendant de David nommé Josias y ferait un jour mourir les prêtres des hauts lieux et y brûlerait des ossements humains ; le texte anticipe ainsi explicitement un roi futur sans résoudre ici les questions de composition.
Comme signe immédiat, il annonça que l’autel se fendrait et que la cendre se répandrait.
Jéroboam tendit la main pour faire arrêter le prophète, mais sa main se dessécha et resta paralysée.
Au même moment, l’autel se fendit et la cendre se répandit, confirmant le signe annoncé.
Le roi demanda alors à l’homme de Dieu d’implorer le SEIGNEUR pour lui ; la main fut rétablie.
Jéroboam l’invita ensuite chez lui et lui proposa un présent.
L’homme de Dieu refusa catégoriquement, même contre la moitié de la maison royale.
Il expliqua que la parole du SEIGNEUR lui interdisait de manger, boire ou revenir par le même chemin.
Il repartit donc par une autre route.
Un vieux prophète de Béthel apprit par ses fils tout ce qui s’était passé.
Il leur demanda par quel chemin l’homme de Dieu était reparti.
Puis il fit seller son âne pour le rejoindre.
Il le trouva assis sous un térébinthe et confirma son identité.
Le vieux prophète l’invita à rentrer chez lui pour manger.
L’homme de Dieu refusa encore, rappelant l’ordre reçu.
Il répéta qu’il ne devait ni manger ni boire dans ce lieu ni reprendre le même chemin.
Le vieux prophète prétendit alors qu’un messager lui avait transmis un nouvel ordre du SEIGNEUR l’autorisant à manger ; le narrateur tranche explicitement : il mentait.
L’homme de Dieu revint pourtant avec lui et mangea.
Pendant le repas, une véritable parole du SEIGNEUR vint au vieux prophète qui avait menti, paradoxe que le texte ne cherche pas à expliquer davantage.
Il annonça à l’homme de Dieu qu’il avait été rebelle à l’ordre reçu directement du SEIGNEUR.
Parce qu’il avait mangé et bu dans le lieu interdit, son corps n’entrerait pas dans le tombeau de ses pères.
Après le repas, le vieux prophète fit seller l’âne de l’homme de Dieu.
Sur le chemin, un lion le tua mais ne dévora ni son corps ni l’âne, scène construite comme signe extraordinaire plutôt que comme prédation ordinaire.
Des passants virent le cadavre, le lion et l’âne, puis racontèrent la scène en ville.
Le vieux prophète reconnut dans cette mort l’accomplissement de la parole de jugement.
Il demanda alors qu’on lui selle l’âne.
Il trouva le corps intact auprès du lion et de l’âne.
Il le ramena chez lui pour mener le deuil et l’ensevelir.
Il plaça le corps dans son propre tombeau et se lamenta : « Hélas, mon frère ! »
Il ordonna à ses fils qu’à sa propre mort ils l’ensevelissent auprès de cet homme de Dieu.
Il affirma avec insistance que l’oracle contre l’autel de Béthel et les hauts lieux de Samarie s’accomplirait.
Malgré tout cela, Jéroboam ne changea pas de voie et continua d’installer des prêtres pour les hauts lieux parmi ceux qui le désiraient.
Cette conduite devint le péché qui conduisit la maison de Jéroboam à la destruction.