1 Esdras

Introduction

1 Esdras 6

Nuances du texte source · restitution Déployée

Dans la deuxième année de Darius, Aggée et Zacharie fils d’Addi adressent aux Juifs de Judée et de Jérusalem une parole prophétique placée sous le nom et l’autorité du Seigneur, Dieu d’Israël.

Sous l’impulsion prophétique, Zorobabel et Jésus reprennent la construction du Temple ; les prophètes les accompagnent et les encouragent dans le chantier.

À ce même moment vinrent auprès d’eux Sisinnès, gouverneur de Syrie et de Phénicie, Sathrabouzane et leurs associés. Ils leur dirent :

Les autorités demandent à la fois la base juridique du chantier et l’identité de ceux qui en assument l’exécution.

Les anciens des Juifs bénéficièrent ainsi d’une faveur, car le Seigneur avait exercé une visitation bienveillante sur les exilés.

Le chantier peut continuer provisoirement pendant que l’affaire est transmise à Darius et dans l’attente de la décision royale.

Voici la copie de la lettre que Sisinnès, gouverneur de Syrie et de Phénicie, Sathrabouzane et leurs associés, gouverneurs en Syrie et en Phénicie, écrivirent et envoyèrent à Darius :

Le rapport présente le chantier comme important et soigneusement construit : une grande Maison neuve, utilisant des pierres taillées coûteuses et du bois intégré aux murs.

Les autorités constatent que les travaux ne sont ni symboliques ni stagnants : le chantier avance rapidement, efficacement et avec une grande attention.

Les inspecteurs demandent formellement aux anciens l’autorité qui fonde juridiquement la reconstruction.

L’enquête vise à fournir au roi une identification administrative précise des responsables du chantier ; les inspecteurs demandent donc leurs noms et leurs fonctions de direction.

Ils nous répondirent : “Nous sommes les serviteurs du Seigneur qui a créé le ciel et la terre.

Ils rappellent que le sanctuaire n’est pas une création nouvelle : un ancien roi d’Israël, grand et puissant, l’avait déjà construit et mené à son terme.

Les anciens interprètent l’exil théologiquement : la catastrophe n’est pas seulement militaire, elle résulte aussi du péché des pères contre le Seigneur d’Israël.

Les Babyloniens démolirent et incendièrent la Maison, puis emmenèrent le peuple captif à Babylone.

La reconstruction repose, affirment-ils, sur un précédent décret royal : dès la première année de son pouvoir en Babylonie, Cyrus donna l’ordre écrit de rebâtir le sanctuaire.

Le décret de Cyrus concernait aussi les objets cultuels : les pièces d’or et d’argent emportées à Babylone sont retirées du sanctuaire babylonien et confiées aux responsables du retour, Zorobabel et Sanabassar.

L’ordre associe restitution des objets sacrés et reconstruction : les objets doivent revenir à Jérusalem et le sanctuaire être rebâti exactement sur son lieu.

Alors ce Sanabassar vint poser les fondations de la Maison du Seigneur à Jérusalem ; depuis ce temps jusqu’à maintenant, elle est en construction mais n’a pas encore été achevée.

Les responsables proposent une vérification documentaire : les archives royales de Babylone doivent permettre de confirmer le décret de Cyrus.

La lettre demande donc à Darius de vérifier l’autorisation de Cyrus puis de rendre sa décision officielle aux autorités provinciales.

La recherche demandée est exécutée ; le document n’est pas retrouvé à Babylone même mais à Ecbatane, dans une résidence fortifiée de Médie.

Le mémorandum retrouvé confirme l’ordre de reconstruire le sanctuaire de Jérusalem, défini comme lieu du culte sacrificiel entretenu régulièrement.

Le décret fixe des dimensions de soixante coudées sur soixante et décrit une structure alternant trois rangées de pierre taillée avec une rangée de bois neuf local ; le coût doit être supporté par la maison royale.

Le décret exige la restitution intégrale des objets cultuels à leur lieu d’origine dans le sanctuaire de Jérusalem.

L’archive ne se contente pas d’autoriser le chantier : elle impose aux responsables provinciaux la non-ingérence et reconnaît à Zorobabel et aux anciens le droit de reconstruire sur le site.

Moi aussi, j’ai ordonné de rebâtir entièrement la Maison et de veiller à ce que l’on travaille de concert avec ceux revenus de la captivité de Judée jusqu’à l’achèvement de la Maison du Seigneur.

Le financement cultuel doit provenir des recettes fiscales régionales ; Zorobabel reçoit les ressources nécessaires à l’achat des animaux sacrificiels.

Les fournitures annuelles du culte doivent être accordées sans contestation selon les besoins quotidiens indiqués par les prêtres de Jérusalem : blé, sel, vin et huile.

Le financement royal a aussi une finalité d’intercession : le culte doit inclure des offrandes et des prières en faveur du roi et de sa descendance.

La clause pénale est particulièrement sévère : toute violation ou annulation du décret entraîne une exécution sur un bois provenant des biens du coupable et la confiscation de son patrimoine au profit de la couronne.

À la sanction royale s’ajoute une malédiction religieuse : le Seigneur lui-même est invoqué contre tout pouvoir qui tenterait d’entraver ou de nuire au sanctuaire de Jérusalem.

Darius clôt le décret par une confirmation personnelle et impérative de l’ensemble de ces dispositions.

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