Testament de Juda
DossierTestament de Juda 14
Analyse du texte source · restitution Philologique · Texte ancien versifié · S0 · statut canonique distinct
Juda interdit la methē, ivresse, parce que le vin diastréphei ton noun, détourne l’intelligence de l’alētheia, provoque une « colère de désir » et mène le regard vers planē, l’égarement.
Le pneuma tēs porneias traite le vin comme diakonos, serviteur, des plaisirs du nous ; ensemble ils « éloignent » la dynamis de l’homme.
L’ivresse trouble le nous par des dialogismoi rhyparoi, raisonnements impurs, échauffe le corps pros mixin, vers l’union, et supprime l’aischynē, la honte, lorsque l’objet du désir est présent.
L’ivrogne est dit ne plus aideisthai, respecter ou éprouver de pudeur devant autrui.
Juda applique cette analyse à l’épisode de Tamar et à l’exposition de ce qu’il appelle la « couverture d’impureté » de ses fils.
Il relie encore son mariage cananéen à cette désinhibition.
Le vocabulaire de synesis, discernement, introduit une limite : boire seulement tant que demeure aidōs, pudeur ou retenue.
Le franchissement de cette limite est décrit comme l’entrée du pneuma tēs planēs : aischrorhēmonein, parler honteusement, paranomein, transgresser, perdre la pudeur et même se glorifier dans l’atimia, déshonneur.