Testament de Juda
DossierTestament de Juda 10
Analyse du texte source · restitution Philologique · Texte ancien versifié · S0 · statut canonique distinct
Après cela, Er mon fils prend Tamar de Mésopotamie, fille d’Aram.
Er est qualifié ponēros, mauvais ; il éprouve aporia à l’égard de Tamar parce qu’elle n’est pas de Canaan. Sa mort est attribuée à un angelos kyriou la troisième nuit.
Le verbe ginōskō est ici employé dans son sens conjugal : Er « ne la connut pas », sous l’influence de la panourgia, ruse, de sa mère, parce qu’il refusait une descendance issue de Tamar.
Juda donne ensuite Aunan dans le cadre de l’epigambreusis, devoir de beau-frère ; lui aussi refuse de « connaître » Tamar durant une année.
Menacé par Juda, Aunan s’unit à elle mais « détruit la semence sur la terre », selon l’ordre maternel ; sa mort est également rattachée à sa ponēria.
Juda veut donner Silom à Tamar, mais Bessoué s’y oppose, hostile à Tamar parce qu’elle n’est pas cananéenne comme elle.