Testament d’Issachar
DossierTestament d’Issachar 7
Nuances du texte source · restitution Déployée · Texte ancien versifié · S2 · statut canonique distinct
Au terme du testament, Issachar donne son âge — cent vingt-deux ans dans la recension suivie ici — et présente sa vie comme exempte de faute qu’il reconnaîtrait comme conduisant à la mort.
Il associe cette intégrité à la fidélité conjugale : il affirme n’avoir connu aucune autre femme que son épouse et n’avoir pas nourri l’inconduite par le regard.
Il affirme également avoir gardé la maîtrise du vin et s’être abstenu de convoiter les biens désirables de son prochain.
L’intégrité intérieure et la parole se répondent : aucune tromperie dans le cœur, aucun mensonge traversant les lèvres.
La justice prend une forme sociale : partager la douleur de l’affligé, le pain avec le pauvre, ne pas manger seul, ne pas déplacer les limites de propriété, pratiquer la piété et garder la vérité durant toute la vie.
Cette conduite est résumée par un double amour : aimer le Seigneur de toute sa force et aimer tout être humain comme ses propres enfants.
Issachar demande à ses descendants d’en faire autant. Le texte promet que Bélial et l’action des hommes mauvais perdront leur emprise, et décrit même la domination sur les bêtes comme le signe de la présence du Dieu du ciel auprès de ceux qui vivent dans la simplicité du cœur.
Après ces paroles, Issachar donne des instructions funéraires : ses descendants devront transporter ses restes à Hébron et l’ensevelir dans la grotte familiale auprès des pères.
Issachar étendit ses pieds et mourut dans une heureuse vieillesse, encore sain et vigoureux ; il s’endormit du sommeil éternel.