Psaumes de Salomon
DossierPsaumes de Salomon 2
Reformulation contrôlée · restitution Paraphrase · Texte ancien versifié · S5 · statut canonique distinct
Psaume attribué à Salomon, au sujet de Jérusalem.
Quand le pécheur s’est enorgueilli, il a renversé d’un coup les murailles fortifiées, et tu ne l’as pas empêché.
Des étrangers ont pénétré jusque dans le sanctuaire et ont piétiné l’autel.
Cela est arrivé parce que les fils de Jérusalem avaient profané les choses saintes du Seigneur et souillé les dons de Dieu par leurs injustices.
À cause de cela, Dieu a dit : « Rejetez-les loin de moi » ; il ne leur a pas donné la réussite.
La beauté de sa gloire a été méprisée devant Dieu, humiliée jusqu’au bout.
La ville autrefois glorieuse est humiliée : ses habitants sont emmenés, marqués comme captifs, exposés au mépris.
Dieu leur a fait selon leurs péchés, en les abandonnant aux mains de plus forts qu’eux.
Il a détourné d’eux son visage compatissant : jeunes, vieillards et enfants ensemble, parce qu’ils s’étaient tous obstinés à ne pas écouter.
Le ciel lui-même s’en est attristé et la terre les a rejetés, car personne sur elle n’avait fait ce qu’ils avaient fait.
La terre reconnaîtra alors que tous tes jugements sont justes, ô Dieu.
Les fils de Jérusalem ont été livrés à la dérision comme des prostituées ; tout passant entrait vers eux au grand jour.
On se moquait de leurs injustices, comme eux-mêmes en avaient commis ; leurs crimes étaient exposés publiquement.
Les filles de Jérusalem furent elles aussi profanées selon ton jugement, parce qu’elles s’étaient souillées dans des unions mêlées.
Mes entrailles me font souffrir à cause de tout cela.
Pourtant je te reconnais juste, ô Dieu, d’un cœur droit : ta justice est dans tes jugements.
Tu as rendu aux pécheurs selon leurs œuvres et selon leurs fautes très mauvaises.
Tu as dévoilé leurs péchés afin que ton jugement apparaisse ; tu as effacé leur souvenir de la terre.
Pourtant je reconnais que Dieu demeure juste : les fautes cachées sont mises au jour et son jugement ne favorise personne.
Les nations ont couvert Jérusalem de honte en la piétinant ; sa beauté a été arrachée à son trône de gloire.
Jérusalem n’est plus qu’une reine dépouillée de ses insignes : sac au lieu de splendeur, corde au lieu de couronne, diadème jeté à terre.
Elle a ôté le diadème glorieux que Dieu lui avait donné ; sa beauté a été jetée à terre dans le déshonneur.
J’ai vu cela et j’ai supplié le Seigneur Dieu : « Assez, Seigneur ! Que ta main cesse de peser sur Jérusalem par l’invasion des nations.
Car elles se sont moquées sans pitié ; dans leur colère elles iront jusqu’au bout si toi, Seigneur, tu ne les reprends pas dans ta colère.
Elles n’ont pas agi par zèle pour toi, mais pour assouvir leur propre désir et déverser sur nous leur fureur par le pillage.
Elles ne servent plus la justice ; elles satisfont leur violence, leur avidité et leur orgueil.
Dieu abat finalement leur chef.
Son corps se décomposait sur les flots, dans une humiliation totale, et personne ne l’ensevelissait.
Il n’avait pas compris qu’il n’était qu’un homme ; il n’avait pas pensé à sa fin.
Celui qui se croyait maître de la terre et de la mer meurt humilié, sans même recevoir les honneurs de la sépulture.
C’est Dieu qui règne dans les cieux et juge rois et puissances.
Il relève le faible dans la gloire et couche les orgueilleux dans une destruction éternelle, parce qu’ils ne l’ont pas connu.
Voyez donc, grands de la terre, le jugement du Seigneur : il est le grand Roi et le juge juste de tout ce qui est sous le ciel.
Bénissez Dieu, vous qui craignez le Seigneur avec intelligence ; sa miséricorde repose sur ceux qui le craignent, avec jugement.
Il distingue le juste du pécheur et rend au pécheur selon ses œuvres.
Il fait miséricorde au juste humilié par le pécheur et rend au pécheur ce qu’il a fait au juste.
Il sait distinguer l’opprimé du coupable, rendre selon les œuvres et faire miséricorde à ceux qui l’invoquent avec persévérance.
Béni soit le Seigneur pour toujours devant ses serviteurs.