Odes de Salomon
DossierOdes de Salomon 6
Reformulation contrôlée · restitution Paraphrase · Texte ancien versifié · S5 · statut canonique distinct
Imagine le vent qui traverse une lyre : les cordes, touchées par lui, se mettent à parler.
Ainsi, je ne parle pas seul : l’Esprit du Seigneur agit à travers tout mon être, et son amour devient ma parole.
Ce qui s’oppose ou demeure étranger ne peut subsister devant lui : tout revient au Seigneur.
Ce qui appartient au Seigneur lui appartient depuis l’origine et jusqu’à l’ultime accomplissement.
Aucune opposition n’aura le dernier mot : rien ne pourra finalement se maintenir contre le Seigneur.
Dieu ne cache pas ce qu’il donne : il veut que ses dons de grâce soient connus et que sa connaissance se répande.
La louange elle-même devient un don de Dieu : il donne les mots et le souffle par lesquels nos esprits célèbrent son Esprit saint.
Un petit courant devient soudain un fleuve immense : sa force emporte les résistances et entraîne tout son mouvement vers le lieu saint.
Tout ce que les humains inventent pour maîtriser un fleuve échoue ici : ce courant ne peut être contenu.
Le fleuve ne reste pas local : il se déploie sur toute la terre jusqu’à tout remplir.
Ce courant vient répondre au manque le plus profond : tous les assoiffés boivent jusqu’à ne plus avoir soif.
Cette eau n’est pas une ressource humaine : elle vient du Très-Haut et porte avec elle son don.
Heureux ceux qui ne gardent pas l’eau pour eux-mêmes, mais reçoivent la mission de la servir aux autres.
Cette eau restaure ceux qui n’en peuvent plus : elle rafraîchit leurs lèvres et rend de la force à leur désir de vivre.
Ils atteignent ceux dont la vie est presque partie et les ramènent du bord de la mort.
Ce qui ne pouvait plus se tenir retrouve sa force : les membres tombés se redressent.
Ils retrouvent l’énergie d’avancer et la lumière nécessaire pour voir leur chemin.
Le fleuve accomplit son œuvre : ceux qu’il atteint sont ramenés à la vie et vivent désormais de l’eau vivante qui vient du Seigneur. Alléluia.