Odes de Salomon

Dossier

Odes de Salomon 42

Reformulation contrôlée · restitution Paraphrase · Texte ancien versifié · S5 · statut canonique distinct

Mon geste d’approche engage tout le corps : mes mains s’ouvrent et deviennent un signe qui renvoie au Seigneur.

Mon extension devient comme un bois de passage suspendu au-dessus d’une voie aplanie.

Certains ont cru que ma présence n’avait plus de valeur parce qu’ils ne pouvaient plus me saisir ni me retenir.

Je peux être caché aux uns tout en demeurant réellement présent auprès de ceux qui m’aiment.

La persécution n’a pas eu le dernier mot : ceux qui voulaient ma fin disparaissent, tandis que ceux qui espèrent en moi découvrent que je vis.

Ma vie devient aussi parole en eux : je suis avec eux et leur bouche peut porter ce que je dis.

Ceux qui me suivent ne sont pas sans joug ; mais le joug que je leur donne est celui de l’amour.

Le lien qui m’unit aux miens ressemble davantage à l’étreinte d’un époux qu’à une charge imposée par la force.

Ceux qui croient en moi vivent sous un amour qui les enveloppe comme l’espace préparé pour une union.

Ce que les observateurs prenaient pour ma fin n’était qu’une apparence : je n’ai été ni définitivement rejeté ni détruit.

Ma présence dans le domaine des morts inverse la situation : ce n’est pas moi qui reste prisonnier, c’est la mort qui doit rendre ses captifs.

Celui qui voulait m’engloutir a découvert en moi quelque chose qu’il ne pouvait digérer : je suis descendu jusqu’au fond même de son domaine.

Face à moi, la mort perd sa maîtrise : elle ne peut supporter ma présence et commence à lâcher ce qu’elle retenait.

Même au milieu des morts, une communauté de vivants devient possible lorsque ma parole les atteint.

Ceux qui n’avaient plus de voix se mettent à courir et à crier vers le Fils de Dieu pour demander la vie.

Que ta bonté ne reste pas seulement un sentiment : qu’elle brise les chaînes qui nous retiennent dans les ténèbres.

Nous voulons sortir de ce domaine pour aller vers toi, parce que nous voyons maintenant que la mort ne peut pas te saisir.

Puisque tu es le Sauveur, fais que ta sortie devienne aussi la nôtre.

Leur cri n’est pas resté sans réponse : je l’ai entendu et j’ai reçu leur confiance au plus profond de moi.

Ceux qui étaient captifs de la mort reçoivent finalement une nouvelle identité : mon nom, la liberté et l’appartenance filiale. Alléluia.

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