Odes de Salomon
DossierOdes de Salomon 31
Reformulation contrôlée · restitution Paraphrase · Texte ancien versifié · S5 · statut canonique distinct
Rien de profond ni d’obscur ne tient devant sa présence : les abîmes se défont et les ténèbres reculent.
L’erreur finit par se perdre elle-même ; ce qui méprise ne résiste pas à la vérité du Seigneur.
Après l’effondrement des ténèbres, une parole nouvelle peut enfin sortir : grâce, joie et louange.
Il ne vient pas seul : sa voix monte vers le Très-Haut tandis qu’il lui présente ceux qu’il tient comme des fils.
Ce qui apparaît sur son visage correspond au don qu’il a reçu de son Père saint.
Le temps de l’oppression n’est pas le dernier mot : sortez et entrez dans la joie.
Ce que la grâce vous rend, c’est votre propre vie pleinement possédée, désormais ouverte à une vie que la mort ne peut reprendre.
Le jugement porté contre moi ne correspondait pas à la vérité de ma situation : ils m’ont condamné sans faute.
Ils se sont approprié ce qui était à moi comme si cela leur revenait, sans avoir aucun droit réel dessus.
Je n’ai pas laissé leur violence déterminer mon propre mouvement : j’ai supporté, gardé le silence et refusé d’être déplacé intérieurement.
Les attaques sont venues comme des vagues, mais je suis resté comme un rocher qui les reçoit sans être arraché.
Je supporte ce qui est amer non comme une défaite vide, mais pour que mon peuple soit sauvé et reçoive ce qui lui est destiné.
Je demeure fidèle aux promesses anciennes : j’avais été promis aux pères pour que leur descendance reçoive le salut. Alléluia.