Odes de Salomon
DossierOdes de Salomon 28
Lecture publique et écoute · restitution Proclamation · Texte ancien versifié · S5 · statut canonique distinct
Comme les ailes des colombes sur leurs petits, leurs becs vers les becs de leurs mères, ainsi les ailes de l’Esprit sur mon cœur.
Mon cœur se délecte et se réjouit, comme l’enfant qui se réjouit dans le ventre de sa mère.
J’ai cru ; c’est pourquoi je me suis reposé, car fidèle est celui en qui j’ai cru.
Il m’a béni de bénédiction ; ma tête est vers lui.
L’épée ne me séparera pas de lui, ni le glaive.
J’ai été préparé avant que la destruction soit ; j’ai été placé dans ses ailes sans corruption.
La vie sans mort m’a embrassé ; elle m’a donné un baiser.
D’eux vient l’Esprit qui est en moi ; il ne peut mourir, car il est vie.
Ceux qui me voyaient furent étonnés, car j’étais persécuté.
Ils pensèrent que j’avais été englouti ; je leur apparus comme l’un des perdus.
Mon oppression devint mon salut.
Je devins leur mépris, car il n’y avait pas de jalousie en moi.
Je faisais du bien à tous ; c’est pourquoi j’ai été haï.
Ils m’entourèrent comme des chiens fous, eux qui sans connaissance vont contre leurs maîtres.
Leur pensée est corrompue ; leur intelligence est changée.
Moi, je tenais des eaux dans ma droite ; je portais leur amertume dans ma douceur.
Je n’ai pas péri, car je n’étais pas leur frère ; ma naissance n’était pas comme la leur.
Ils cherchèrent ma mort, ils ne la trouvèrent pas ; j’étais plus ancien que leur souvenir, et ils menaçaient en vain contre moi.
Ceux qui étaient après moi cherchaient en vain à détruire la mémoire de celui qui était avant eux.
On ne devance pas la pensée du Très-Haut ; son cœur est supérieur à toute sagesse. Alléluia.