Odes de Salomon
DossierOdes de Salomon 26
Reformulation contrôlée · restitution Paraphrase · Texte ancien versifié · S5 · statut canonique distinct
Je peux le louer librement parce que mon identité la plus profonde est désormais de lui appartenir.
Mon chant ne vient pas d’une obligation extérieure : il monte d’un cœur déjà orienté vers le Seigneur.
Il me confie son instrument, et tant que je le tiens, la louange de son repos ne s’éteint pas.
Je ne veux pas le louer seulement avec des mots : mon cœur et mon corps tout entier deviennent louange.
Aucun horizon n’est hors de sa louange : d’un bout du monde à l’autre, elle lui revient.
Dans toutes les directions, la gratitude a le même destinataire : le Seigneur.
Le regard monte maintenant vers les hauteurs : leur commencement, leur fin et leur accomplissement appartiennent au Seigneur.
Les chants du Seigneur dépassent ce qu’un livre ou un lecteur peuvent entièrement contenir.
Il ne suffit pas d’entendre la louange : chacun doit encore orienter sa propre vie vers la vie véritable.
Celui qui cesse de s’appuyer sur lui-même peut devenir une bouche par laquelle le Très-Haut parle.
Nos explications ont une limite : nous passons, tandis que les merveilles de Dieu demeurent plus grandes que nos commentaires.
Ce qui est nécessaire est de connaître puis de trouver le repos ; ceux qui chantent peuvent y demeurer.
Ce qui vient de Dieu ne s’épuise pas : comme un fleuve nourri par une source profonde, il continue de couler vers ceux qui le cherchent. Alléluia.