Odes de Salomon
DossierOdes de Salomon 19
Reformulation contrôlée · restitution Paraphrase · Texte ancien versifié · S5 · statut canonique distinct
Le don du Seigneur arrive comme une coupe nourrissante : je la bois et j’y goûte sa bonté.
Le Fils est la coupe ; le Père donne le lait, et l’Esprit saint le fait couler afin qu’il soit reçu.
Le don est surabondant et ne doit pas être perdu : ce qui remplit le Père est destiné à être communiqué.
L’Esprit rassemble ce qui vient du Père et le rend disponible comme un lait unique destiné à être donné.
Le don arrive avant même d’être compris ; ceux qui l’accueillent entrent dans une condition d’accomplissement et de faveur.
Le sein de la vierge s’est ouvert à la conception : elle est devenue enceinte et a mis au monde.
La vierge devint mère dans une grande compassion.
Elle porta son enfant et mit au monde un fils sans souffrance ; cette naissance avait un sens et n’était pas inutile.
Elle n’a pas eu besoin de l’aide habituelle d’une naissance, parce qu’une puissance de vie agissait déjà en elle.
Elle enfanta volontairement, dans une manifestation où une grande puissance était à l’œuvre.
Son amour s’est exprimé dans le salut, sa garde dans la bonté et sa manifestation dans la grandeur. Alléluia.