Odes de Salomon
DossierOdes de Salomon 17
Nuances du texte source · restitution Déployée · Texte ancien versifié · S5 · statut canonique distinct
Dieu lui-même m’a couronné ; la couronne que je porte est une couronne de vie.
Mon Seigneur m’a rendu juste, et le salut qu’il me donne ne se détruit pas.
J’ai été délivré de ce qui était vide et inutile ; je ne demeure plus sous condamnation.
Ses mains ont tranché ce qui m’étranglait ; j’ai reçu une identité nouvelle, puis j’ai marché dans cette nouveauté et trouvé le salut.
La vérité elle-même a orienté ma pensée et mon chemin ; je l’ai suivie sans perdre la route.
Ceux qui me connaissaient autrefois furent surpris de me voir ; à leurs yeux, j’étais devenu presque méconnaissable.
Le Très-Haut, qui me connaissait et m’avait fait grandir, m’a mené jusqu’à la plénitude qu’il avait préparée.
Dans sa bonté, il m’a donné honneur et a élevé ma compréhension jusqu’aux hauteurs de la vérité.
Depuis cette hauteur, il m’a montré comment avancer dans ses chemins ; alors j’ai ouvert des portes jusque-là verrouillées.
J’ai rompu les barrières de fer ; même le métal le plus dur a fini par fondre devant moi.
Plus rien ne s’est présenté devant moi comme définitivement verrouillé : j’avais reçu la fonction d’ouvrir.
Je suis parti vers tous les captifs pour les libérer, sans laisser qui que ce soit enchaîné par la puissance qui emprisonne.
J’ai partagé librement la connaissance qui m’appartient, et mon appel lui-même procédait de mon amour.
J’ai placé dans les cœurs ce que ma vie produisait, et ils ont été changés par leur relation à moi.
Le don de bénédiction produit la vie, puis le rassemblement auprès du locuteur est lié au salut.
Ils sont unis à moi comme les membres d’un même corps, tandis que je suis leur tête.
Gloire à toi, Seigneur Messie, toi qui es notre tête. Alléluia.