Odes de Salomon
DossierOdes de Salomon 18
Nuances du texte source · restitution Déployée · Texte ancien versifié · S5 · statut canonique distinct
Le cœur reçoit élévation et richesse dans l’amour du Très-Haut ; cette transformation conduit à une louange liée au nom du chanteur.
Le renforcement des membres vise une stabilité durable dans ou auprès de la puissance divine.
Les maux qui atteignaient mon corps se sont retirés ; je me tiens désormais devant le Seigneur, conformément à sa volonté, parce que sa royauté est stable.
Seigneur, même devant la faiblesse de ceux qui manquent, ne m’enlève pas la parole que tu me donnes.
Une seconde demande parallèle supplie Dieu de ne pas soustraire son accomplissement à cause des œuvres de ceux qui viennent d’être évoqués.
La lumière doit rester victorieuse sur l’obscurité, et la vérité ne doit jamais céder le terrain au mensonge.
La droite divine est appelée à faire triompher le salut, à recevoir « de tout lieu » et à protéger contre toute réalité attachée aux choses mauvaises.
Toi, mon Dieu, tromperie et mort ne sont pas dans ta bouche, mais ta volonté est accomplissement.
La non-connaissance est réciproque : Dieu ne connaît pas la vanité parce que celle-ci ne possède aucune relation avec lui.
L’égarement est entièrement étranger à Dieu ; il n’a aucune connaissance de lui et Dieu n’en reçoit rien.
L’absence de connaissance s’est montrée aveugle et semblable à la décomposition qui trouble la mer.
Ceux qualifiés de vains accordent grandeur à l’ignorance ; leur assimilation à elle produit leur propre videment.
À l’inverse des vains, les connaisseurs exercent une pensée qui ne les contamine pas.
Leur protection intellectuelle est expliquée par leur présence dans la pensée du Très-Haut ; de là vient leur distance critique envers ceux qui errent.
La vérité parlée par ces personnes est explicitement attribuée au souffle insufflé en elles par le Très-Haut.
Que son nom reçoive gloire et la splendeur de toute grandeur. Alléluia.