Joseph et Aséneth
DossierJoseph et Aséneth 24
Reformulation contrôlée · restitution Paraphrase · Texte ancien versifié · S5 · statut canonique distinct
Le prince n’a pas renoncé. Il souffre de ne pas posséder Aséneth et transforme cette frustration en nouveau projet de violence.
Ses serviteurs lui montrent une faiblesse possible dans la famille de Joseph : certains frères seraient jaloux et pourraient être manipulés.
Il les fait donc venir de nuit, loin des regards.
Ils se présentent déjà comme ses serviteurs, prêts à écouter.
Le prince fait sortir tout le monde : ce qui va se dire doit rester secret.
Puis il ment délibérément. Il leur fait croire que leur survie dépend de leur alliance avec lui.
Il ajoute une provocation guerrière : refuser de combattre serait, dans sa rhétorique, une manière honteuse de mourir.
Le grec conservé reprend au milieu d’un discours mensonger attribué à Joseph : celui-ci serait censé vouloir éliminer les fils des servantes après la mort de Jacob pour les empêcher d’hériter.
On lui prête même le désir de venger sa vente ancienne.
Et pour rendre l’histoire crédible, le prince affirme que Pharaon lui-même soutient ce projet.
Les frères sont atteints exactement là où le mensonge devait les atteindre : peur, tristesse et besoin d’un protecteur. Ils se mettent à son service.
Alors le véritable plan apparaît : le prince tuera son père, eux tueront Joseph, et Aséneth deviendra sa femme.
Les frères apportent l’information pratique qui rend l’attaque possible : Aséneth sortira le lendemain pour les vendanges avec une escorte connue.
Le complot reçoit aussitôt une organisation militaire : deux mille hommes répartis sous quatre chefs.
Ils choisissent un ravin couvert de roseaux pour frapper sans être vus.
Le prince devra attirer ou recueillir Aséneth pendant que l’escorte sera massacrée.
La formule « fais d’elle ce que désire ton âme » révèle la violence d’appropriation qui se cache derrière son désir.
Et le projet ne s’arrête pas à Aséneth : Joseph et ses enfants doivent eux aussi mourir.
Le prince accueille ce plan avec joie et lui donne les moyens de fonctionner.
Les hommes prennent leurs positions ; le piège est désormais matériellement en place.