Joseph et Aséneth
DossierJoseph et Aséneth 2
Compréhension immédiate · restitution Clarté · Texte ancien versifié · S5 · statut canonique distinct
Aséneth méprisait tous les hommes et refusait de les voir. Son père Pentéphrès avait dans sa maison une tour très grande et très haute, et aucun homme ne la voyait.
Au sommet de la tour se trouvait un étage supérieur comprenant dix chambres.
La première chambre était grande et belle ; son sol était couvert de pierres pourpres et ses murs revêtus de pierres variées et précieuses.
Son plafond était d’or. À l’intérieur se trouvaient d’innombrables représentations des dieux égyptiens, en or et en argent.
Aséneth les vénérait, les craignait et leur offrait des sacrifices.
La deuxième chambre contenait tous les ornements et coffres d’Aséneth.
On y trouvait beaucoup d’or et d’argent, des vêtements tissés d’or, des pierres précieuses choisies et des étoffes remarquables.
Tout ce qui servait à sa vie de jeune fille s’y trouvait.
La troisième chambre contenait tous les produits précieux du pays et servait de réserve à Aséneth.
Les sept autres chambres étaient occupées chacune par une jeune fille.
Elles servaient Aséneth et avaient son âge : elles étaient nées la même nuit qu’elle. Elles étaient très belles, comme les étoiles du ciel, et aucun homme ni garçon n’avait jamais eu de relation avec elles.
La grande chambre où vivait Aséneth avait trois fenêtres.
L’une donnait sur la cour vers l’est, la deuxième vers le nord et la rue, la troisième vers le sud.
Un lit d’or se trouvait dans la chambre, orienté vers l’est.
Il était recouvert d’une étoffe pourpre tissée d’or, travaillée de bleu-violet et de lin fin.
Aséneth seule dormait sur ce lit ; jamais aucun autre homme ni femme ne s’y était assis.
Une vaste cour entourait la maison, ceinte d’un mur très élevé construit de grandes pierres carrées.
La cour avait quatre portes renforcées de fer, chacune gardée par de jeunes hommes forts et armés.
Le long du mur poussaient de beaux arbres fruitiers de toutes sortes ; leurs fruits étaient mûrs, car c’était le temps de la moisson.
À droite de la cour coulait une source abondante. Une grande citerne recueillait son eau, d’où partait un cours d’eau traversant la cour et arrosant tous les arbres.