Ézéchiel le Tragédien — Exagôgè
DossierÉzéchiel le Tragédien — Exagôgè 15
Lecture publique et écoute · restitution Proclamation · Texte ancien versifié · S5 · statut canonique distinct
LE MESSAGER — « Lorsque, avec toute cette foule, il partit du palais, §2 L'ÉGYPTIEN — le roi Pharaon avait avec lui dix mille armes, §3 toute sa cavalerie et ses chars à quatre chevaux, §4 ses chefs et ses aides réunis ;
la multitude des hommes rangés en ordre de bataille était redoutable.
Au milieu se tenaient l'infanterie et les phalanges, §7 laissant des passages pour les sorties des chars.
Il avait rangé une partie des cavaliers sur l'aile gauche, §9 et tout le reste de l'armée égyptienne sur la droite.
Je demandai moi-même le nombre total de leur armée :
ils étaient cent myriades d'hommes vigoureux.
Quand mon armée rencontra les Hébreux, §13 ceux-ci étaient massés près du rivage, §14 rassemblés au bord de la mer Rouge.
Les uns donnaient à manger à leurs petits enfants §16 et à leurs femmes, épuisées par la fatigue ;
il y avait beaucoup de bétail et le bagage des maisons.
Eux-mêmes étaient tous sans armes pour combattre.
Quand ils nous virent, ils poussèrent un cri mêlé de larmes §20 vers le ciel et se tinrent tous ensemble, §21 appelant le Dieu de leurs pères. La foule des hommes était immense.
Quant à nous, la joie nous saisit tous.
Nous établîmes alors notre camp tout près d'eux, §24 près d'une ville que les hommes appellent Baal-Tsephôn.
Quand le soleil, le Titan, approcha du couchant, §26 nous nous arrêtâmes, voulant combattre à l'aube, §27 confiants dans nos hommes et dans nos armes terribles.
Alors, commencèrent des prodiges divins, §29 merveilleux à voir. Soudain, une immense §30 colonne de nuée se dressa devant nous, §31 entre notre camp et celui des Hébreux.
Puis, leur chef Moïse prit §33 le bâton de Dieu, celui par lequel auparavant contre l'Égypte §34 il avait fait surgir signes funestes et prodiges ;
il frappa la surface de la mer Rouge et la fendit en son milieu, §36 jusqu'au fond. Tous les Hébreux, avec vigueur, §37 s'élancèrent sans délai dans le chemin salé.
Nous nous lançâmes sans délai sur le même passage, §39 sur leurs traces ; la nuit nous surprit §40 tandis que nous nous précipitions. Soudain les roues des chars §41 cessèrent de tourner et demeurèrent fixées comme liées.
Une grande lumière, semblable à du feu, venue du ciel, §43 nous apparut. À ce qu'il semblait, §44 Dieu lui-même était venu à leur secours. Lorsqu'ils furent déjà §45 de l'autre côté de la mer, une grande vague mugissait §46 tout près de nous. Quelqu'un la vit et cria :
“Fuyons vers nos maisons, loin des mains du Très-Haut !
Pour eux il est un secours ; pour nous, malheureux, §49 il prépare la destruction !” Alors, le passage §50 de la mer Rouge fut englouti, et l'armée fut anéantie. »