Épître de Barnabé
DossierÉpître de Barnabé 21
Nuances du texte source · restitution Déployée · Texte ancien versifié · S5 · statut canonique distinct
Le dernier chapitre tire la conséquence pratique des Deux Voies : connaître les prescriptions ne suffit pas, il faut « marcher » en elles. Barnabé rattache ce choix à la résurrection et à la rétribution finale : les œuvres accompagnent la voie choisie.
Il adresse ensuite une exhortation aux « supérieurs », c’est-à-dire probablement aux personnes qui disposent d’une position ou d’une capacité d’action plus grande. Leur responsabilité consiste à garder près d’elles des personnes auxquelles elles peuvent effectivement faire du bien.
L’urgence reste eschatologique : le jour de la destruction du mal est proche ; le Seigneur et son salaire sont proches.
Mais cette attente ne produit pas la passivité. Les destinataires doivent devenir pour eux-mêmes de « bons législateurs », §5 se conseiller fidèlement, supprimer l’hypocrisie, recevoir de Dieu sagesse, §6 intelligence, connaissance et patience, puis rechercher activement ce que le Seigneur demande.
L’auteur introduit ensuite une demande personnelle : lorsque ses lecteurs méditent ce qui est bon, qu’ils se souviennent aussi de lui, afin que son désir et sa vigilance aient servi à quelque bien.
L’expression « tant que le beau vase est encore avec vous » est obscure ; elle peut renvoyer à la présence de l’auteur, au temps de vie ou à une occasion encore disponible. Le sens pratique est clair : ne pas laisser passer le temps où l’on peut encore s’entraider et accomplir les commandements.
La lettre se ferme par un salut : « enfants de l’amour et de la paix », avec la bénédiction du Seigneur de gloire et de toute grâce.