3 Baruch
Dossier3 Baruch 2
Reformulation contrôlée · restitution Paraphrase · Texte ancien versifié · S0 · 3/17 chapitres publiés · statut canonique distinct
Source : grec OCP / Picard 1967 · collation de l’imprimé ouverte
L’ange m’emmena jusqu’au point d’appui du ciel. Un fleuve y formait une limite que personne ne pouvait franchir : même les souffles établis par Dieu ne pouvaient y passer en étrangers.
Au premier ciel, l’ange me fit voir une porte immense et m’invita à la franchir avec lui. Nous avancions comme si des ailes nous portaient, sur une distance qui aurait représenté environ trente jours de marche.
Nous découvrîmes une plaine habitée. Ceux qui y vivaient étaient des hommes, mais leur apparence mêlait plusieurs animaux : le visage du bœuf, les cornes du cerf, les pieds de la chèvre et les reins de l’agneau.
Je voulais comprendre ce que je voyais pour pouvoir ensuite le transmettre. Je demandai donc à l’ange de m’expliquer l’épaisseur et l’étendue du ciel que nous traversions, ainsi que la nature de cette plaine.
Mon guide se nommait Phamaël. Il m’expliqua que cette porte ouvrait sur le ciel, dont l’épaisseur correspondait à la distance entre la terre et le ciel. La plaine aperçue s’étendait, elle aussi, sur cette même mesure.
L’ange des puissances m’invita à poursuivre avec lui : il avait encore de plus grands mystères à me montrer.
Avant de poursuivre, je lui demandai de m’expliquer l’identité des hommes de la plaine. Il me révéla qu’ils avaient construit la tour pour s’opposer à Dieu : le Seigneur les avait alors chassés de leur lieu.