2 Baruch
Dossier2 Baruch 85
Structure du texte source · restitution Littérale · Texte ancien versifié · S3 · statut canonique distinct
Et sachez encore que, dans les temps premiers et les générations d’autrefois, nos pères avaient des aides : des justes, des prophètes et des saints.
Et nous étions alors dans notre terre; eux nous aidaient lorsque nous péchions et demandaient pour nous à celui qui nous avait faits, car ils se confiaient en leurs œuvres; le Puissant les écoutait et avait miséricorde de nous.
Mais maintenant les justes ont été recueillis, les prophètes se sont endormis; nous aussi sommes sortis de notre terre, Sion nous a été enlevée, et il ne nous reste maintenant que le Puissant et sa Loi.
Si donc nous redressons et préparons nos cœurs, nous recevrons au centuple tout ce que nous avons perdu.
Car ce que nous avons perdu était corruptible; ce que nous recevrons est incorruptible.
J’ai écrit de la même manière à nos frères de Babylone afin d’attester également ces choses devant eux.
Que toutes ces choses dites auparavant soient donc constamment devant vos yeux, tant que nous sommes encore dans l’esprit et dans le pouvoir de notre liberté.
Et le Très-Haut prolonge encore son souffle avec nous ici : il nous a fait connaître ce qui doit venir et n’a pas caché de nous ce qui arrivera à l’achèvement.
Avant donc que son jugement soit réclamé et que la vérité reçoive ce qui lui revient, préparons nos âmes : pour recevoir et non être pris, pour espérer et non être couverts de honte, pour nous reposer avec nos pères et non être tourmentés avec nos ennemis.
Car la jeunesse du siècle est passée; la vigueur de la création est déjà proche de sa fin. La venue des temps est à peu de distance et ils passeront : la cruche vers la citerne, le navire vers le port, le trajet vers la ville, la vie vers son achèvement.
Préparez donc vos âmes afin qu’après avoir navigué et quitté le navire vous trouviez le repos, et non qu’au terme du voyage vous soyez condamnés.
Voici : lorsque le Très-Haut fera venir toutes ces choses, il n’y aura plus là de lieu pour la repentance, ni prolongation du temps, ni délai de la période, ni changement de voie, ni lieu de supplication, ni envoi de demande, ni acquisition de connaissance, ni don d’amour, ni place pour le retour de l’âme, ni plaidoyer pour l’ignorance, ni demande des pères, ni prière des prophètes, ni secours des justes.
Là se trouve la sentence du jugement pour la corruption, la voie du feu et le sentier qui conduit vers les charbons ardents.
C’est pourquoi : une Loi, un siècle, une fin pour tous ceux qui s’y trouvent.
Alors il fera vivre ceux qu’il trouvera et sur lesquels il aura miséricorde; ensemble il fera périr ceux qui discutent avec le péché.