1 Clément
Dossier1 Clément 59
Nuances du texte source · restitution Déployée · Texte ancien versifié · S5 · statut canonique distinct
La lettre prend ici une tonalité solennelle : si certains persistent à refuser ce que l’auteur présente comme une exhortation transmise selon Dieu, ils assument eux-mêmes la responsabilité et le danger de cette désobéissance.
La communauté romaine affirme pour sa part qu’elle continuera d’intercéder pour l’ensemble des élus de Dieu dans le monde. Cette prière est christologique : c’est par Jésus Christ, le serviteur bien-aimé de Dieu, que les croyants ont été appelés des ténèbres à la lumière et de l’ignorance à la connaissance du nom divin.
La prière s’élargit ensuite en une confession de la souveraineté de Dieu : il est le Très-Haut, celui qui brise l’orgueil et renverse les calculs des nations, qui élève les humbles et abaisse les puissants, qui donne et reprend, fait mourir et fait vivre. Aucun abîme ni aucune œuvre humaine ne lui échappe ; il demeure le secours des personnes en danger et le salut de celles qui désespèrent. De toutes les nations, il appelle ceux qui l’aiment, et par Jésus Christ il les instruit, les sanctifie et leur donne honneur.
Cette théologie devient une vaste litanie de compassion : les affligés doivent être sauvés, les humbles reçus avec miséricorde, les tombés relevés, les nécessiteux visités, les faibles guéris, les égarés ramenés, les affamés rassasiés, les prisonniers libérés, les malades fortifiés et les découragés consolés. L’horizon est universel : toutes les nations doivent connaître le Dieu unique, Jésus Christ son serviteur, et le peuple que Dieu conduit comme un berger.