1 Clément
Dossier1 Clément 55
Nuances du texte source · restitution Déployée · Texte ancien versifié · S5 · statut canonique distinct
Pour montrer que le sacrifice de soi n’est pas une idée irréalisable, l’auteur élargit d’abord son regard aux nations : il évoque des rois et des dirigeants qui, face à des épidémies ou à des crises civiles, auraient accepté de mourir ou de quitter leur cité afin de préserver leurs concitoyens.
Il affirme ensuite connaître, dans les communautés chrétiennes, des gestes comparables : certains se seraient livrés à l’emprisonnement pour obtenir la libération d’autres personnes ; d’autres auraient accepté l’esclavage et utilisé le prix reçu pour nourrir des nécessiteux.
Il insiste aussi sur le courage de femmes rendues fortes par la grâce de Dieu.
Judith sert de premier exemple scripturaire : pendant le siège de sa ville, elle obtient l’autorisation des anciens et s’avance volontairement dans le camp ennemi.
Elle accepte ce danger par amour de sa patrie et du peuple assiégé ; le récit interprète ensuite la mort d’Holopherne comme une délivrance accordée par le Seigneur à travers une femme.
Esther fournit un second exemple : elle expose sa vie pour sauver Israël d’une destruction annoncée, accompagne son action de jeûne et d’humiliation, et reçoit du Dieu qui voit toutes choses la délivrance du peuple pour lequel elle a pris ce risque.