1 Clément
Dossier1 Clément 21
Nuances du texte source · restitution Déployée · Texte ancien versifié · S5 · statut canonique distinct
Veillons donc, bien-aimés, à ce que la multitude des bienfaits reçus de Dieu ne devienne pas précisément la matière de notre jugement. Cela arriverait si, après avoir tant reçu, nous refusions de vivre d’une manière digne de lui et de pratiquer ensemble, dans la concorde, ce qui est beau et agréable sous son regard.
Car l’Écriture dit que l’Esprit du Seigneur agit comme une lampe capable de pénétrer jusque dans les réserves les plus intérieures de l’être humain.
Prenons donc conscience de la proximité de Dieu : rien de ce qui se forme dans nos pensées, aucune intention ni aucun raisonnement élaboré intérieurement, ne peut lui demeurer caché.
Il est par conséquent juste que nous ne nous comportions pas comme des déserteurs qui abandonnent la volonté à laquelle ils s’étaient engagés.
S’il faut supporter l’opposition de quelqu’un, préférons rencontrer l’obstacle d’hommes insensés, sans compréhension, gonflés d’eux-mêmes et fiers de leurs discours arrogants, plutôt que de devenir nous-mêmes un obstacle à la volonté de Dieu.
Ayons une profonde considération pour le Seigneur Jésus Christ puisque son sang a été donné en notre faveur ; respectons ceux qui marchent devant nous dans la responsabilité, donnons aux anciens l’honneur qui leur revient, formons les jeunes par une éducation pénétrée de la crainte de Dieu et conduisons les relations de nos maisons vers ce qui est véritablement bon.
Que la pureté se manifeste comme une conduite digne d’amour ; que la douceur procède d’une volonté intègre ; que la retenue rende la parole mesurée plutôt que blessante ; et surtout, que l’amour ne soit pas distribué selon les alliances de personnes ou les préférences de faction, mais soit offert avec la même sainteté à tous ceux qui craignent Dieu.
Que nos enfants participent dès maintenant à l’éducation qui vient du Christ. Qu’ils apprennent par la vie commune combien l’humilité a de poids devant Dieu, quelle puissance possède l’amour lorsqu’il demeure pur, et combien la crainte de Dieu est belle, grande et capable de sauver tous ceux qui se conduisent saintement sous son regard avec une pensée purifiée.
Car Dieu ne voit pas seulement les actes publics : il est l’examinateur des pensées et des mouvements intérieurs. Le souffle même par lequel nous vivons vient de lui ; et lorsqu’il le décide, il peut le reprendre.