1 Clément
Dossier1 Clément 17
Analyse du texte source · restitution Philologique · Texte ancien versifié · S5 · statut canonique distinct
Devenons mimètai, imitateurs, de ceux qui marchèrent en dermata aigeia et mèlotai, peaux de chèvre et peaux de mouton, proclamant l’eleusis tou Christou, la venue du Christ : Élie, Élisée, Ézéchiel et les autres prophètes, avec tous ceux qui sont memartyrèmenoi, ceux auxquels un témoignage favorable a été rendu.
Abraham fut largement emartyrèthè, attesté, et reçut le titre de philos tou theou, ami de Dieu ; pourtant, en atenizôn, fixant le regard, vers la doxa de Dieu, il disait dans la tapeinophrosynè : « Egô de eimi gè kai spodos, moi je suis terre et cendre. »
De Job il est écrit : « Dikaios kai amemptos, juste et irréprochable, alèthinos, vrai, theosebès, craignant Dieu, et s’abstenant de tout mal. »
Pourtant il katègorei heautou, s’accuse lui-même : « Personne n’est katharos apo rhypou, pur de souillure, même si sa vie n’était que d’un jour. »
Moïse fut appelé pistos en holô tô oikô, fidèle dans toute la maison ; par son hypèresia, service, Dieu jugea l’Égypte au moyen des mastiges et aikismoi, plaies et sévices. Mais Moïse, malgré la grande doxa reçue, ne megalorrèmonein, ne parla pas avec grandeur : à l’oracle venant du buisson, il répondit : « Qui suis-je pour que tu m’envoies ? Je suis ischnophônos kai bradyglôssos, faible de voix et lent de langue. »
Et encore : « Egô de eimi atmis apo kythras, moi je suis une vapeur venant d’une marmite. »