Le grand prêtre plonge les mains dans l’urne et en retire les deux lots : l’un porte « pour le Seigneur », l’autre « pour Azazel ». L’adjoint est à sa droite et le chef de la maison sacerdotale à sa gauche. Si le lot « pour le Seigneur » monte dans sa main droite, l’adjoint lui dit : « Monseigneur le grand prêtre, lève ta droite. » S’il monte dans la gauche, le chef de la maison sacerdotale lui dit : « Monseigneur le grand prêtre, lève ta gauche. » Il place les lots sur les deux boucs et dit : « Pour le Seigneur, sacrifice pour le péché. » Rabbi Yishmaël dit qu’il suffisait de dire : « Pour le Seigneur. » Et le peuple répond : « Béni soit le nom glorieux de sa royauté pour toujours et à jamais. »
Mishnah · Moed · Yoma
Mishnah Yoma — chapitre 4
Texte hébreu et traduction française originale, unité par unité.
Texte de base : Torat Emet 357, domaine public via Sefaria. Collation critique et annotation à poursuivre avant tout statut supérieur.
Il attache un ruban écarlate sur la tête du bouc envoyé au désert et le place du côté de son départ ; sur le bouc destiné à être abattu, il place un signe du côté de l’abattage. Puis il revient une seconde fois auprès de son taureau, pose ses deux mains sur lui et confesse pour lui-même, sa maison et les prêtres : « De grâce, le Nom ! moi, ma maison et les fils d’Aaron, ton peuple saint, avons commis iniquité, transgression et faute devant toi. De grâce, le Nom ! pardonne… » Il cite de nouveau Lévitique 16,30, et le peuple répond : « Béni soit le nom glorieux de sa royauté pour toujours et à jamais. »
Il abat le taureau et reçoit son sang dans un bassin. Il le remet à un prêtre qui remue constamment le sang sur le quatrième rang de dalles du sanctuaire afin qu’il ne coagule pas. Le grand prêtre prend alors une pelle à braises, monte au sommet de l’autel, écarte les braises des côtés, prend des braises bien consumées de l’intérieur du feu, descend et dépose la pelle sur le quatrième rang de dalles dans la cour.
Chaque jour, on prenait les braises avec une pelle d’argent puis on les versait dans une pelle d’or ; ce jour-là, il prenait directement les braises avec une pelle d’or et l’emportait ainsi. Chaque jour, la première pelle contenait quatre qav et l’on versait dans une pelle de trois qav ; ce jour-là, il utilisait directement une pelle de trois qav. Rabbi Yossi transmet une autre mesure habituelle. Chaque jour la pelle était lourde ; ce jour-là légère. Chaque jour son manche était court ; ce jour-là long. Rabbi Menahem dit : chaque jour l’or était jaune, ce jour-là rouge. Habituellement on offrait une demi-mesure d’encens le matin et une demi-mesure l’après-midi ; ce jour-là le grand prêtre ajoutait une pleine poignée. L’encens ordinaire était fin ; celui de Yom Kippour était broyé encore plus finement.
Chaque jour, les prêtres montaient la rampe sur son côté est et descendaient par l’ouest ; ce jour-là, le grand prêtre montait et descendait au milieu. Rabbi Yehouda dit que le grand prêtre procédait toujours ainsi. Chaque jour, le grand prêtre sanctifiait ses mains et ses pieds à partir du bassin ; ce jour-là, avec une cruche d’or. Rabbi Yehouda dit qu’il utilisait toujours une cruche d’or.
Chaque jour, selon Rabbi Meïr, il y avait quatre foyers de bois sur l’autel ; à Yom Kippour, cinq. Rabbi Yossi dit : trois chaque jour et quatre à Yom Kippour. Rabbi Yehouda dit : deux chaque jour et trois à Yom Kippour.
Passerelles
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