Le responsable leur dit : « Sortez voir si l’heure de l’abattage est arrivée. » Lorsque l’aube apparaît, l’observateur dit : « Barqaï — la lumière jaillit. » Mattitia ben Shmuel demandait : « Toute la face de l’est est-elle éclairée jusqu’à Hébron ? » et l’observateur répondait : « Oui. »
Mishnah · Moed · Yoma
Mishnah Yoma — chapitre 3
Texte hébreu et traduction française originale, unité par unité.
Texte de base : Torat Emet 357, domaine public via Sefaria. Collation critique et annotation à poursuivre avant tout statut supérieur.
Pourquoi fallait-il cette vérification ? Une fois, la clarté de la lune fut prise pour celle de l’aube ; on abattit le sacrifice quotidien trop tôt et il fallut le conduire au lieu de brûlement. On conduisit alors le grand prêtre au lieu d’immersion. Cette règle valait dans le Temple : celui qui déféquait devait s’immerger ; celui qui urinait devait sanctifier ses mains et ses pieds.
Personne n’entre dans la cour pour le service, même en état de pureté, sans immersion préalable. Ce jour-là, le grand prêtre effectue cinq immersions et dix sanctifications des mains et des pieds. Toutes les immersions ont lieu dans l’espace sacré, sur le toit de la Chambre de Parva, sauf la première.
On étend un drap de lin entre lui et le peuple. Il se déshabille, descend et s’immerge, remonte et se sèche. On lui apporte les vêtements d’or ; il les revêt et sanctifie ses mains et ses pieds. On lui apporte le sacrifice quotidien : il en effectue la majeure partie de l’abattage, un autre prêtre l’achève. Il reçoit le sang et l’asperge. Il entre ensuite offrir l’encens du matin, préparer les lampes, puis offrir la tête, les membres, l’offrande végétale quotidienne du grand prêtre et le vin.
L’encens du matin est offert entre l’aspersion du sang et l’offrande des membres. Celui de l’après-midi, entre les membres et les libations. Si le grand prêtre est âgé ou délicat, on chauffe de l’eau et on la verse dans l’eau froide de son bain afin d’en atténuer la fraîcheur.
On le conduit ensuite à la Chambre de Parva, qui se trouvait dans l’espace consacré. On étend un drap de lin entre lui et le peuple. Il sanctifie ses mains et ses pieds puis se déshabille ; Rabbi Meïr inverse l’ordre et dit qu’il se déshabille d’abord puis sanctifie ses mains et ses pieds. Il descend, s’immerge, remonte et se sèche. On lui apporte les vêtements blancs ; il les revêt et sanctifie de nouveau ses mains et ses pieds.
Le matin, il portait des vêtements blancs de Pelousium valant douze maneh ; l’après-midi, des vêtements d’Inde valant huit cents zouz : paroles de Rabbi Meïr. Les sages disent : le matin, des vêtements d’une valeur de dix-huit maneh, l’après-midi de douze, soit trente maneh au total. Ces vêtements étaient fournis par la communauté ; s’il voulait ajouter de ses propres biens pour des vêtements plus coûteux, il pouvait le faire.
Il vient auprès de son taureau, qui se tient entre le vestibule et l’autel, la tête au sud et la face tournée vers l’ouest. Le grand prêtre se tient à l’est, tourné vers l’ouest, pose ses deux mains sur l’animal et confesse : « De grâce, le Nom ! J’ai commis iniquité, transgression et faute devant toi, moi et ma maison. De grâce, le Nom ! pardonne les iniquités, transgressions et fautes que j’ai commises devant toi, moi et ma maison, comme il est écrit dans la Torah de Moïse ton serviteur : En ce jour il fera pour vous l’expiation afin de vous purifier ; de toutes vos fautes, devant le Seigneur, vous serez purifiés. » Et le peuple répond : « Béni soit le nom glorieux de sa royauté pour toujours et à jamais. »
Il se rend ensuite à l’est de la cour, au nord de l’autel. L’adjoint se tient à sa droite et le chef de la maison sacerdotale à sa gauche. Là se trouvent deux boucs et une urne contenant deux lots. À l’origine les lots étaient en buis ; Ben Gamla les fit fabriquer en or, et on mentionnait son nom avec éloge.
Ben Qatin fit douze robinets au bassin, alors qu’il n’en possédait auparavant que deux. Il fabriqua aussi un dispositif permettant d’abaisser le bassin afin que son eau ne devienne pas impropre pendant la nuit. Le roi Monobaze fit d’or les poignées de tous les ustensiles de Yom Kippour. Sa mère Hélène fit placer un lustre d’or au-dessus de l’entrée du sanctuaire ; elle fit aussi une tablette d’or sur laquelle était inscrite la section biblique de la sota. Des miracles arrivèrent aux portes de Nicanor, et on mentionnait son nom avec éloge.
En revanche, certains étaient mentionnés défavorablement : la maison de Garmou ne voulut pas enseigner le procédé de fabrication des pains de proposition ; la maison d’Avtinas ne voulut pas enseigner celui de l’encens ; Hougras ben Levi connaissait une technique particulière du chant et ne voulut pas l’enseigner ; Ben Qamtsar ne voulut pas enseigner sa technique d’écriture. Au sujet des premiers il est dit : « La mémoire du juste est en bénédiction » ; au sujet de ceux-ci : « Le nom des méchants pourrira. »
Passerelles
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