À l’origine, tout prêtre qui voulait retirer les cendres de l’autel pouvait le faire. Lorsque plusieurs se présentaient, ils couraient sur la rampe ; celui qui précédait les autres de quatre coudées gagnait le service. S’ils arrivaient à égalité, le responsable leur disait : « Levez les doigts. » Ils levaient un ou deux doigts pour le comptage, mais jamais le pouce dans le Temple.
Mishnah · Moed · Yoma
Mishnah Yoma — chapitre 2
Texte hébreu et traduction française originale, unité par unité.
Texte de base : Torat Emet 357, domaine public via Sefaria. Collation critique et annotation à poursuivre avant tout statut supérieur.
Il arriva que deux prêtres couraient à égalité sur la rampe ; l’un poussa son compagnon, qui tomba et se brisa la jambe. Lorsque le tribunal vit que cette concurrence devenait dangereuse, il institua que le retrait des cendres soit attribué par tirage au sort. Il y avait quatre tirages au sort ; celui-ci fut le premier.
Le deuxième tirage attribuait l’abattage, l’aspersion du sang, le nettoyage de l’autel intérieur, la préparation de la Menorah et le transport des membres du sacrifice sur la rampe : tête et patte, les deux membres antérieurs, arrière-train et patte, poitrine et cou, les deux flancs, entrailles, farine, offrande du grand prêtre et vin. Treize prêtres étaient ainsi désignés. Ben Azzai transmit devant Rabbi Aqiva au nom de Rabbi Josué que les morceaux étaient offerts selon l’ordre naturel du corps de l’animal.
Le troisième tirage concernait ceux qui n’avaient encore jamais offert l’encens : « Que les nouveaux viennent tirer au sort pour l’encens. » Le quatrième réunissait nouveaux et anciens pour déterminer qui transporterait les membres depuis la rampe jusqu’à l’autel.
Le sacrifice quotidien est apporté par neuf, dix, onze ou douze prêtres, jamais moins ni plus. Ordinairement, neuf le transportent. À Soukkot, un dixième porte la fiole d’eau pour la libation. Le sacrifice de l’après-midi en nécessite onze : neuf pour l’animal et deux pour les deux bûches. Le sabbat, onze aussi : neuf pour le sacrifice et deux pour les deux coupes d’encens des pains de proposition. Lorsqu’un sabbat tombe pendant Soukkot, un prêtre supplémentaire porte la fiole d’eau.
Un bélier est apporté par onze prêtres : cinq portent la viande, deux les entrailles, deux la farine et deux le vin.
Un taureau est apporté par vingt-quatre prêtres : la tête par un, la patte par deux ; l’arrière-train par deux et l’autre patte par deux ; la poitrine par un, le cou par trois ; les deux membres antérieurs par deux ; les deux flancs par deux ; les entrailles, la farine et le vin par trois chacun. Cela concerne les sacrifices communautaires. Pour un sacrifice individuel, un seul prêtre peut, s’il le souhaite, effectuer le transport. Le dépouillement et le découpage suivent les mêmes règles pour les sacrifices communautaires et individuels.
Passerelles
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