Sept jours avant Yom Kippour, on sépare le grand prêtre de sa maison et on l’installe dans la Chambre des Parhèdrin. On lui prépare un autre prêtre pour le remplacer au cas où une cause d’inaptitude surviendrait. Rabbi Yehouda dit : on lui prépare aussi une autre épouse, de peur que la sienne ne meure, puisqu’il est dit : « Il fera l’expiation pour lui et pour sa maison » ; « sa maison » désigne son épouse. Les sages lui répondent : si l’on raisonne ainsi, il n’y aura jamais de fin aux précautions.
Mishnah · Moed · Yoma
Mishnah Yoma — chapitre 1
Texte hébreu et traduction française originale, unité par unité.
Texte de base : Torat Emet 357, domaine public via Sefaria. Collation critique et annotation à poursuivre avant tout statut supérieur.
Pendant ces sept jours, le grand prêtre accomplit lui-même les principaux gestes du service : il asperge le sang, brûle l’encens, prépare les lampes et offre la tête et la patte du sacrifice quotidien. Les autres jours de l’année aussi, s’il veut offrir une part du service, il le peut, car le grand prêtre a priorité pour offrir et pour recevoir une part des offrandes.
Des anciens du tribunal lui sont confiés ; ils lisent devant lui l’ordre du service de Yom Kippour et lui disent : « Monseigneur le grand prêtre, lis toi-même à haute voix, de peur que tu aies oublié ou que tu n’aies jamais appris. » Le matin de la veille de Yom Kippour, on le fait se tenir à la Porte orientale et l’on fait passer devant lui taureaux, béliers et agneaux afin qu’il reconnaisse les animaux et se familiarise avec le service.
Pendant les sept jours, on ne lui refuse ni nourriture ni boisson. Mais à l’approche de la nuit de Yom Kippour, on ne lui permet pas de manger abondamment, parce qu’une nourriture abondante favorise le sommeil.
Les anciens du tribunal le remettent aux anciens du sacerdoce. Ceux-ci le conduisent à l’étage de la maison d’Avtinas, lui font prêter serment puis prennent congé. Ils lui disent : « Monseigneur le grand prêtre, nous sommes les envoyés du tribunal et toi notre envoyé et celui du tribunal. Nous te faisons jurer par Celui qui a fait demeurer son Nom dans cette Maison que tu ne modifieras rien de tout ce que nous t’avons enseigné. » Lui se retire et pleure ; eux se retirent et pleurent.
S’il est lui-même savant, il enseigne ou étudie. Sinon, des disciples des sages enseignent devant lui. S’il sait lire, il lit ; sinon, on lit pour lui. Que lui lit-on ? Job, Esdras et les Chroniques. Zekharia ben Qevoutal dit : « Je lui ai souvent lu Daniel. »
S’il commence à somnoler, les jeunes prêtres font claquer leurs doigts devant lui et lui disent : « Monseigneur le grand prêtre, lève-toi et foule un peu le sol pour te réveiller. » Ils l’occupent ainsi jusqu’à l’heure de l’abattage.
Chaque jour, on retire les cendres de l’autel au chant du coq ou autour de ce moment. À Yom Kippour, on commence dès minuit ; lors des fêtes de pèlerinage, dès la première veille de la nuit. Lors de ces fêtes, le chant du coq n’arrivait pas avant que la cour du Temple soit déjà remplie d’Israélites.
Passerelles
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